Crise soudanaise : les différentes parties actent trois jours de cessez-le-feu selon Washington
Les parties belligérantes au Soudan sont convenues d’un cessez-le-feu de trois jours à compter de lundi à minuit, alors que de nombreux pays s’empressent d’évacuer les civils de ce pays africain ravagé par les combats, a annoncé lundi le secrétaire d’Etat américain Antony Blinken dans un communiqué.
« Après d’intenses négociations au cours des dernières 48 heures, les Forces armées soudanaises (SAF) et les Forces de soutien rapide (RSF) ont accepté de mettre en œuvre un cessez-le-feu national à partir de minuit le 24 avril, pour une durée de 72 heures », a-t-il dit.
Les précédentes tentatives de cessez-le-feu ont échoué alors que les combats brutaux, qui entrent dans leur deuxième semaine, ont fait au moins 427 morts et plus de 3.700 blessés, selon les agences de l’ONU.
Quelques heures avant l’annonce de M. Blinken, le secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, avait mis en garde contre les violences qui « risquent de provoquer une conflagration catastrophique au Soudan qui pourrait embraser toute la région et au-delà » et a appelé les membres du Conseil de sécurité de l’ONU à exercer un maximum d’influence.
Dans une déclaration écrite lundi, les RSF ont indiqué qu’elles avaient accepté cette trêve « afin d’ouvrir des couloirs humanitaires, de faciliter la circulation des citoyens et des résidents, de leur permettre de satisfaire leurs besoins, d’atteindre les hôpitaux et les zones sûres et d’évacuer les missions diplomatiques ».
Au cours du week-end, des pays ont évacué leurs diplomates et leurs ressortissants alors que les combats faisaient rage dans les quartiers densément peuplés de la capitale.
De brèves accalmies dans le conflit ont permis aux civils étrangers de fuir le Soudan pour se mettre en sécurité. Le cessez-le-feu actuel de trois jours, s’il dure, pourrait permettre d’acheminer des ressources essentielles, telles que de la nourriture et des fournitures médicales, à ceux qui en ont besoin.
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