Six morts après le nouveau séisme à la frontière turco-syrienne
par Ali Kucukgocmen et Henriette Chacar
ANTIOCHE, Turquie (Reuters) – Le nouveau tremblement de terre qui a secoué lundi la région d’Antakya (Antioche), dans le sud de la Turquie, a fait six morts, deux semaines après le séisme dévastateur qui a tué plus de 47.000 personnes et endommagé ou détruit des centaines de milliers de logements.
Le séisme, d’une magnitude de 6,4, a été ressenti en Syrie, en Égypte et au Liban.
Il a été suivi de 90 répliques, a indiqué l’Autorité turque de gestion des catastrophes et des situations d’urgence (Afad), alors même que les opérations de sauvetage menées après les premières secousses du 6 février prennent fin.
« J’ai cru que la terre allait se fendre sous mes pieds », a déclaré Muna Al Omar, tenant dans ses bras son fils de sept ans. Elle vit maintenant dans une tente dans un parc d’Antioche.
Le bâtiment du gouverneur de la province d’Hatay, endommagé par les premiers tremblements de terre, s’est effondré lors de la dernière secousse, selon des images télévisées. Six mille tentes supplémentaires ont été envoyées dans la région pendant la nuit.
Le gouvernement du président Recep Tayyip Erdogan a été critiqué pour la lenteur de la réponse d’urgence après le premier tremblement de terre et a promis un effort de reconstruction rapide, ce qui fait craindre à certains experts une autre catastrophe si les mesures de sécurité devaient être sacrifiées dans la course à la reconstruction.
Selon le ministre turc de la Santé, Fahrettin Koca, 294 personnes ont été blessées lors du séisme lundi.
À Samandag, où l’Afad a fait état d’un mort lundi, les habitants restés sur place ont déclaré que d’autres bâtiments se sont effondrés.
L’Afad estime le bilan encore provisoire de la catastrophe du 6 février en Turquie à 41.156 morts et 385.000 logements détruits ou endommagés.
(Reportage Ali Kucukgocmen et Henriette Chacar, avec la contribution d’Humeyra Pamuk, Huseyin Hayatsever, Ezgi Erkoyun en Turquie et Akriti Sharma à Bangalore, rédigé par Parisa Hafezi et Stephen Coates ; Version française Kate Entringer édité par Blandine Hénault)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
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Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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