Football: Les Bleus, parmi les favoris du Mondial, visent une troisième étoile
Championne du monde en 2018 et finaliste de la dernière édition, la France s’avance inévitablement parmi les équipes favorites de la Coupe du monde, qui s’ouvre jeudi aux États-Unis, au Canada et au Mexique, notamment grâce à son vivier de talents offensifs.
« Je ne veux pas refuser qu’on fasse partie des favoris », assumait le sélectionneur Didier Deschamps au début de la préparation. « Il y a logiquement, naturellement, légitimement sept ou huit équipes qui ont cette ambition, il n’y en a qu’une qui y arrivera. »
Depuis un peu plus d’un an, l’équipe de France n’a perdu qu’une seule fois, en préparation contre la Côte d’Ivoire (2-1), et la tournée américaine en mars n’a fait que renforcer son statut grâce à ses victoires probantes contre deux autres prétendants, le Brésil (2-1) et la Colombie (3-1).
Ces succès ont une nouvelle fois impressionné et démontré la qualité autant que la densité de l’effectif tricolore, en particulier dans son secteur offensif.
Kylian Mbappé, Michael Olise, Ousmane Dembélé, Désiré Doué, Rayan Cherki voire Marcus Thuram, sans compter Maghnes Akliouche et Jean-Philippe Mateta qui partent de plus loin, devront se contenter de quatre places permises par le système de jeu instauré par Didier Deschamps.
« On connaît notre potentiel offensif, on sait ce qu’on est capable de faire », a prévenu le milieu de terrain Aurélien Tchouaméni en conférence de presse. « Ce serait fou de se reposer sur ses lauriers pour une Coupe du monde. Évidemment qu’on a une très belle équipe, on ne va pas se cacher par rapport à ça. Le mot clé, c’est humilité. »
Le capitaine Kylian Mbappé a retrouvé ses qualités de buteur chez les Bleus, il n’est d’ailleurs qu’à un but du record en sélection d’Olivier Giroud. Michael Olise a franchi un cap, Ousmane Dembélé et Désiré Doué sont sur la lancée de leur deuxième sacre en Ligue des champions acquis avec le Paris Saint-Germain tandis que Rayan Cherki apporte une touche technique particulièrement rafraîchissante.
« ON A ENCORE PLUS FAIM »
Onze des 26 joueurs sélectionnés par Didier Deschamps ont vécu la cruelle finale perdue contre l’Argentine (3-3, 4-2 aux t.a.b.) en décembre 2022 au Qatar.
« On sait comment ça s’est passé pour nous à la dernière édition, on a encore plus faim », assure Aurélien Tchouaméni. « On a un superbe effectif, on a confiance en nous. »
Une présence en finale lors d’une troisième édition consécutive permettrait d’imiter l’Allemagne de l’Ouest (1982, 1986 et 1990) et le Brésil (1994, 1998 et 2002).
« De nous voir déjà le 19 juillet (date de la finale), ça ne me plaît pas trop, même pas du tout », s’est un peu agacé Didier Deschamps. « Que l’équipe de France, de par ce qu’elle a fait et les joueurs qui composent ce groupe, fasse partie des meilleures équipes, oui, mais je sais trop bien qu’avant de penser à tout là-haut, il y a des étapes importantes, et ce sont nos trois adversaires. »
Dans le groupe I, la France a effectivement hérité d’adversaires difficiles : la Norvège, invaincue en qualifications, le Sénégal, champion d’Afrique en début d’année avant de se voir retirer le titre sur tapis vert, et l’Irak.
À l’occasion de cette première Coupe du monde à 48 équipes (au lieu de 32 précédemment), il faudra terminer aux deux premières places du groupe ou parmi les huit meilleurs troisièmes pour se qualifier en seizièmes de finale.
Si les Bleus terminent à la première place de leur groupe, ils affronteraient en seizièmes de finale une équipe classée troisième lors de la première phase avant de probablement croiser en huitièmes de finale le premier du groupe E, potentiellement l’Allemagne.
Un potentiel quart de finale pourrait opposer les doubles champions du monde aux Pays-Bas voire au deuxième d’un groupe C qui comporte notamment le Brésil, cinq fois champion du monde, et le Maroc, demi-finaliste en 2022.
« On n’ira pas à la Coupe du monde en tant que favoris, mais pour écraser tout le monde », a résumé le milieu offensif Rayan Cherki, sur TF1 après la défaite contre la Côte d’Ivoire en préparation (2-1), avec un sens de la formule qui le caractérise.
Les Bleus ont conclu leur préparation lundi par une victoire face à l’Irlande du Nord (3-1).
(Rédigé par Vincent Daheron, édité par Sophie Louet)
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