Le juste vivra par sa foi. Habakuk 2:4
Voici, son âme s’est enflée, elle n’est pas droite en lui ; Mais le juste vivra par sa foi. Habakuk 2:4
Vivre par la foi est un grand thème, qui est développé par Paul en Romains 1.17 ; Galates 3.11, et par l’auteur de l’épître aux Hébreux : Hébreux 10.38. Les LXX traduisent la première partie du verset d’une manière différente : « Si lui, c’est-à-dire le libérateur promis qui viendra sûrement (verset 3) se retire, mon âme n’a pas de plaisir en lui. » Cette version est reproduite dans Hébreux l0.38.
Le texte hébreu d’Habakuk (cf. aussi Romains 1.17 ; Galates 3.11) porte : « sa foi » et cela ne s’applique pas au Messie qui devrait prouver son identité par sa courageuse fidélité à sa mission, mais à l’âme croyante qui trouve dans la « foi » la pierre de touche de la persévérance.
Vivra est lourd de sens : il signifie jouir de la faveur de Dieu avec ou sans les bienfaits temporels. Ici, il s’agit de la « fidélité » aussi bien que de la foi ; le terme est plus large que chez Paul ou qu’en Hébreux 10.38. Mais « cette fidélité doit jaillir de la foi : par conséquent, la façon dont Paul l’envisage est exacte » (Kirkpatrick).
« La fidélité » (hébreux emûnâ) est employée à propos de la fermeté des bras de Moïse en Exode 17.12, et en Jérémie 5.3 le terme signifie fidélité (« vérité ») par opposition à la fausseté. En Ésaïe 11.5 elle est mise en parallèle avec la droiture. Sa signification générale est donc celle de la fermeté morale. « L’homme droit survivra, il vaincra complètement s’il maintient son intégrité. » Mais comment peut-il faire cela ? Habakuk a commencé à exprimer sa « plainte » en affirmant la vérité sur Dieu (cf. le commentaire de Habakuk 1.12).
La « fidélité » dont il parle maintenant n’est pas seulement la persévérance morale jusqu’à la fin (Marc 13.13), mais la croyance persistante que Dieu demeurera fidèle à lui-même. La « foi », dans ce sens plus étroit, est un élément essentiel de la fidélité au sens plus large, ainsi que Paul et Luther l’ont clairement vu.
Le Journal Chrétien est un média indépendant financé par des chrétiens comme vous, en accès libre, sans subventions ni publicité. La générosité de la communauté chrétienne garantit notre indépendance.
Aujourd’hui, une poignée de chrétiens rendent possible une information indépendante accessible gratuitement à des millions de personnes sur nos sites, nos applications et notre chaîne de télévision chrétienne.
Chaque article, chaque émission, chaque reportage, chaque enquête existe uniquement grâce à votre générosité. C’est ce qui nous permet de répondre à l’immense soif spirituelle de nos contemporains et ce, avec une exigence de qualité journalistique reconnue, et de donner la parole à ceux qu’on n’entend jamais ailleurs.
Mais aujourd’hui, nous arrivons à un moment décisif. Partout, les médias indépendants sont fragilisés, attaqués, précarisés. Pendant que quelques grandes fortunes verrouillent toujours davantage le paysage médiatique, les médias chrétiens et tous ceux qui refusent de se soumettre sont maintenus sous pression permanente.
Le Journal Chrétien et sa chaîne Chrétiens TV, diffusée sur le canal 246 de la Freebox, n’échappent pas à cette réalité. Oui, nos médias chrétiens pourraient disparaître si nous ne parvenons pas à toucher de nouveaux donateurs dans les prochains mois.
Je soutiens le Journal Chrétien !
Au moment où les milliardaires étendent leur emprise sur l’information, nous pensons au contraire qu’il faut plus de travail de terrain, plus de reportages, plus d’enquêtes, plus de pluralisme, plus de médias chrétiens capables de résister aux pressions religieuses, politiques et économiques. C’est pour cela que nous lançons un appel à la communauté chrétienne.
La question est simple : voulons-nous laisser mourir les médias chrétiens et laisser la presse ainsi que la télévision aux mains des grands groupes privés ?
Si vous lisez les articles du Journal Chrétien, regardez nos émissions sur Chrétiens TV, partagez nos contenus dans les réseaux sociaux ou pensez qu’une autre voix doit continuer d’exister dans le débat public, alors c’est maintenant qu’il faut agir.


