Tennis: Djokovic surprend Sinner et rejoint Alcaraz en finale de l’Open d’Australie
MELBOURNE, Australie, 30 janvier (Reuters) – Le Serbe Novak Djokovic a éliminé vendredi le double tenant du titre italien Jannik Sinner (3-6, 6-3, 4-6, 6-4, 6-4 en 4h09) pour se qualifier en finale de l’Open d’Australie où il affrontera dimanche l’Espagnol Carlos Alcaraz, tombeur de l’Allemand Alexander Zverev (6-4, 7-6 [5], 6-7 [3], 6-7 [4], 7-5 en 5h27).
À 38 ans, Novak Djokovic disputera sa 38e finale en Grand Chelem, sa 11e à Melbourne, et maintient en vie sa quête d’un 25e titre en Majeur pour dépasser l’Australienne Margaret Court, avec laquelle il co-détient le record.
« Djoko » n’avait plus joué de finale de Grand Chelem depuis celle de Wimbledon perdue face à Carlos Alcaraz et son dernier titre à ce niveau remonte à l’US Open 2023. Face au décuple vainqueur de l’Open d’Australie, Carlos Alcaraz disputera, quant à lui, sa première finale à Melbourne Park.
« Je n’ai pas de mots. Ça semble irréel pour être honnête. Jouer quatre heures, il est presque deux heures du matin », a réagi Novak Djokovic sur le court. « Je me suis souvenu de 2012, lorsque j’avais affronté Rafa (Nadal) en finale, un match qui avait duré près de six heures. Le niveau d’intensité et de qualité était élevé (contre Sinner) et c’était la seule façon d’avoir une chance de gagner. »
Le numéro quatre mondial s’était hissé dans le dernier carré avec beaucoup de réussite, profitant du forfait du Tchèque Jakub Mensik en huitièmes de finale puis de l’abandon de l’Italien Lorenzo Musetti au tour suivant, alors que ce dernier menait deux manches à rien.
Vendredi, mené deux sets à un, le natif de Belgrade a une nouvelle fois fait parler son mental d’acier pour renverser Jannik Sinner, qui avait remporté leurs cinq dernières confrontations.
Dans la manche décisive, il a écarté cinq balles de break avant de réussir à prendre le service adverse sur sa première opportunité pour mener 4-3. Il a encore effacé trois balles de débreak dans le jeu suivant, puis a conclu sur sa troisième balle de match derrière sa mise en jeu.
« EXTRÊMEMENT FIER »
Dans la première demi-finale, Carlos Alcaraz, présent pour la première fois à ce stade de l’Open d’Australie, avait pris le meilleur départ en empochant les deux premières manches face à Alexander Zverev. Mais le Murcien de 22 ans a semblé touché physiquement en fin de troisième set, demandant un temps mort médical avant la perte de cette manche au tie-break.
Alexander Zverev, fortement agacé lors de l’interruption médicale, a également remporté le quatrième set au tie-break pour pousser son adversaire dans une manche décisive.
Le numéro trois mondial a breaké d’entrée puis servi pour le gain du match, moment choisi par Carlos Alcaraz pour reprendre le match à son compte. Il a débreaké puis conclu la partie sur sa première balle de match, à nouveau sur le service de l’Allemand.
« J’étais en difficulté au milieu du troisième set. Physiquement, je dirais que c’était l’un des matchs les plus exigeants que j’aie jamais disputés dans ma courte carrière. Mais j’ai déjà connu ce genre de situation, ce genre de match auparavant. Je devais mettre tout mon cœur dans le match. Je l’ai fait, je me suis battu jusqu’à la dernière balle », a réagi « Carlitos » sur le court.
« Je suis extrêmement fier de la façon dont je me suis battu, de la façon dont je suis revenu dans le cinquième set. »
« Je suis vraiment très heureux d’avoir la chance de disputer ma première finale à Melbourne. C’est quelque chose que je poursuivais depuis longtemps. »
Vainqueur à deux reprises de Roland-Garros, de Wimbledon et de l’US Open, Carlos Alcaraz, qui s’est séparé récemment de son entraîneur historique Juan Carlos Ferrero, aura l’occasion dimanche de devenir le plus jeune homme à réaliser le Grand Chelem en carrière.
De son côté, Alexander Zverev, finaliste sortant, ne remportera pas son premier titre du Grand Chelem.
(Reportage de Shrivathsa Sridhar, version française Vincent Daheron, édité par Blandine Hénault et Augustin Turpin)
Le Journal Chrétien est un média indépendant financé par des chrétiens comme vous, en accès libre, sans subventions ni publicité. La générosité de la communauté chrétienne garantit notre indépendance.
Aujourd’hui, une poignée de chrétiens rendent possible une information indépendante accessible gratuitement à des millions de personnes sur nos sites, nos applications et notre chaîne de télévision chrétienne.
Chaque article, chaque émission, chaque reportage, chaque enquête existe uniquement grâce à votre générosité. C’est ce qui nous permet de répondre à l’immense soif spirituelle de nos contemporains et ce, avec une exigence de qualité journalistique reconnue, et de donner la parole à ceux qu’on n’entend jamais ailleurs.
Mais aujourd’hui, nous arrivons à un moment décisif. Partout, les médias indépendants sont fragilisés, attaqués, précarisés. Pendant que quelques grandes fortunes verrouillent toujours davantage le paysage médiatique, les médias chrétiens et tous ceux qui refusent de se soumettre sont maintenus sous pression permanente.
Le Journal Chrétien et sa chaîne Chrétiens TV, diffusée sur le canal 246 de la Freebox, n’échappent pas à cette réalité. Oui, nos médias chrétiens pourraient disparaître si nous ne parvenons pas à toucher de nouveaux donateurs dans les prochains mois.
Je soutiens le Journal Chrétien !
Au moment où les milliardaires étendent leur emprise sur l’information, nous pensons au contraire qu’il faut plus de travail de terrain, plus de reportages, plus d’enquêtes, plus de pluralisme, plus de médias chrétiens capables de résister aux pressions religieuses, politiques et économiques. C’est pour cela que nous lançons un appel à la communauté chrétienne.
La question est simple : voulons-nous laisser mourir les médias chrétiens et laisser la presse ainsi que la télévision aux mains des grands groupes privés ?
Si vous lisez les articles du Journal Chrétien, regardez nos émissions sur Chrétiens TV, partagez nos contenus dans les réseaux sociaux ou pensez qu’une autre voix doit continuer d’exister dans le débat public, alors c’est maintenant qu’il faut agir.


