Rallye: Loeb court toujours après son premier succès au Dakar
PARIS, 1er janvier (Reuters) – Sébastien Loeb sera au départ de son dixième Dakar, samedi à Yanbu (Arabie saoudite), en quête d’une première victoire qui lui échappe toujours sur le célèbre rallye-raid et un an après un abandon précoce.
Nonuple champion du monde des rallyes WRC entre 2004 et 2012, récemment rejoint au palmarès par son compatriote Sébastien Ogier, le pilote français de 51 ans voit le Dakar continuer de lui résister année après année malgré cinq podiums : deuxième en 2017, 2022 et 2023, troisième en 2019 et 2024.
L’an passé, pour sa première avec Dacia, une marque du groupe Renault, Sébastien Loeb avait été mis hors course dès la troisième étape en raison d’une déformation de l’arceau de sécurité à la suite d’un tonneau impressionnant.
« C’est quand même frustrant, surtout que c’était la première année avec Dacia, on avait envie de bien faire et il y avait une certaine attente », se souvient-il pour Reuters. « C’est sûrement un des plus frustrants des neuf que j’ai faits. »
Pour la troisième fois, l’Alsacien n’a pas vu l’arrivée du Dakar après 2018 et 2021.
« C’est toujours difficile à digérer parce que c’était très précoce dans la course et qu’on disposait du bon package pour réaliser une bonne performance », estime Tiphanie Isnard, la directrice de l’écurie Dacia Sandriders, à Reuters.
La malchance a continué de frapper Sébastien Loeb puisqu’en février, un mois après le Dakar, il a subi un nouvel accident sur l’Abou Dhabi Desert Challenge. Un abandon supplémentaire alors qu’il avait remporté une étape et figurait sur le podium au général.
« Il a fallu qu’il recapitalise sur sa confiance parce qu’après deux tonneaux, ce n’est pas toujours évident de repartir », reconnaît Tiphanie Isnard.
CHANGEMENT DE COPILOTE
Sébastien Loeb a ensuite enchaîné trois podiums en Afrique du Sud (2e), au Portugal (3e) et au Maroc (1er), dont les deux derniers avec un nouveau copilote.
À partir du Portugal, Dacia a effectivement fait le choix d’inverser les copilotes : Édouard Boulanger passant du siège passager de Nasser Al-Attiyah à celui de Sébastien Loeb tandis que Fabian Lurquin faisait le trajet inverse.
« Ça se passait bien avec Fabian (Lurquin) mais on était conscients qu’on n’avait pas beaucoup de réussite », explique Sébastien Loeb. « Sachant qu’Édouard (Boulanger) était libéré et apprécié par l’équipe, on s’est dit que pour changer quelque chose, pour essayer de mettre un peu de sang neuf, on pourrait faire un échange de copilotes. »
Vainqueur du Dakar en 2021 aux côtés de Stéphane Peterhansel, Édouard Boulanger veut essayer d’apporter « [son] expertise et [son] calme » pour mener son pilote à la victoire. « C’est sûr que si j’arrive à apporter à Seb (Loeb) ce dont il a besoin pour gagner, comment ne pas être content ? Ce serait monstrueux de réussir à gagner avec Stéphane (Peterhansel) et Seb », confie-t-il à Reuters.
Sébastien Loeb, lui, note une petite différence depuis qu’il conduit aux côtés de son nouveau copilote. « Fabian (Lurquin) avait tendance à donner beaucoup plus de détails alors qu’Édouard (Boulanger) donne l’essentiel, ce qui me donne le temps de me concentrer sur le pilotage », dit-il.
La mayonnaise a rapidement pris et les résultats ont suivi avec, donc, cette victoire au Maroc. La deuxième en rallye-raid pour Sébastien Loeb, la première avec Dacia.
« Globalement, on a plus de confiance que l’an dernier. Je pense que tout a progressé, tout s’est bien passé mais on ne peut pas partir hyper confiant sur un Dakar », prévient Sébastien Loeb. « Forcément, l’objectif est d’essayer de se battre pour la victoire. »
La 48e édition du Dakar propose un prologue et 13 étapes pour un total de près de 8.000 km dont 4.840 km de secteurs chronométrés jusqu’à l’arrivée à Yanbu le 17 janvier.
(Rédigé par Vincent Daheron, édité par Blandine Hénault)
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