Anne Hidalgo s’interroge sur la participation de la Russie aux JO de 2024 à Paris
La participation de la Russie aux Jeux olympiques d’été de 2024 à Paris est remise en cause par la guerre en Ukraine et devra faire l’objet d’une décision le moment venu, a considéré mercredi la maire de Paris et candidate à l’élection présidentielle, Anne Hidalgo.
Dans un entretien à Reuters, la représentante du Parti socialiste dans la course à l’Elysée estime que l’attitude du président russe Vladimir Poutine n’est pas compatible avec l’esprit olympique.
« Il faudra revoir la situation à l’aune de ce qui se passe. Mais ce qui est en train de se passer aujourd’hui ne met pas, effectivement, la Russie dans ce concert des nations pacifistes et dans cette trêve olympique, dans cette diplomatie du sport à laquelle je crois beaucoup », a-t-elle déclaré à son siège de campagne.
« Je suis très pragmatique et on prendra la décision au moment où il faudra la prendre », a ajouté la maire de Paris.
« Vladimir Poutine enfreint le droit international, il ne reconnaît pas d’ailleurs l’existence du droit international et du multilatéralisme. Il faudra bien sûr en tenir compte », a-t-elle ajouté.
Réélue en 2020 maire de Paris pour six ans, Anne Hidalgo s’est rendue au Japon en août pour recevoir le drapeau olympique à la fin des Jeux de Tokyo.
Depuis le début de la guerre en Ukraine, le 24 février, les pays occidentaux ont décidé de sanctionner la Russie, y compris sur le plan sportif. La Fédération internationale de football (Fifa) et l’Union des associations européennes de football (UEFA) ont exclu « jusqu’à nouvel ordre » la sélection et les clubs russes de toutes les compétitions qu’elles organisent.
Fin février, la commission exécutive du Comité international olympique (CIO) a recommandé de bannir les Russes et les Biélorusses des compétitions sportives. Elle a aussi retiré « l’ordre olympique » à tous les hauts responsables russes, dont le président Vladimir Poutine.
La question de la participation de la Russie aux Jeux olympiques relève du CIO.
En 1920, l’Autriche, la Bulgarie, la Turquie, la Hongrie et l’Allemagne avaient été interdites de compétition aux Jeux d’Anvers. Au sortir de la Deuxième guerre mondiale, l’Allemagne et le Japon n’ont pas participé à ceux de Londres en 1948.
(Reportage Elizabeth Pineau, Richard Lough et Noémie Olive, édité par Jean-Michel Bélot)
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