VIE CHRÉTIENNE : « N’abandonne pas, persévère ! »
« N’abandonne pas, persévère ! » : c’est l’appel lancé par l’Ancien Emmanuel Lankoandé au culte de ce dimanche 9 août 2026 à l’Église évangélique SIM de Goudrin, à Ouagadougou. S’appuyant sur Hébreux 10.35-39, Luc 18.1-8 et Luc 11.5-10, il a exhorté les fidèles à ne céder ni au découragement ni à l’impatience lorsque les résultats se font attendre, mais à demeurer constants dans la foi et la prière jusqu’à l’accomplissement des promesses de Dieu.
Pour introduire son message, l’Ancien Emmanuel Lankoandé a raconté l’histoire d’un exploitant minier qui, après avoir investi dans une concession où il espérait trouver de l’or, finit par abandonner, faute de résultats. Il revendit la concession et son successeur reprit les recherches. Ce dernier découvrit le filon à quelques mètres seulement de l’endroit où les premiers travaux avaient cessé.
Pour le prédicateur, cette histoire illustre une réalité : on peut abandonner alors que la victoire est proche. Cette tentation concerne les études, les activités professionnelles, les entreprises, les relations familiales, le ministère comme la vie spirituelle. « Le premier homme n’avait pas échoué parce qu’il n’y avait pas d’or. Il avait échoué parce qu’il avait abandonné trop tôt », a-t-il souligné.
Il a ainsi invité les fidèles à ne pas interpréter l’absence de résultats immédiats comme un échec. Dans la vie chrétienne aussi, certains finissent par renoncer à la prière, à leur assemblée ou à leur foi parce qu’ils ne voient pas rapidement l’aboutissement de leurs attentes. Or, selon lui, la persévérance et la constance sont indispensables pour demeurer fidèles à Dieu et voir ses promesses s’accomplir.

Une foi persévérante
Se référant à Hébreux 10.35-36, le prédicateur a rappelé que le croyant « a besoin de persévérance » pour, après avoir accompli la volonté de Dieu, obtenir ce qui lui est promis. Il a dénoncé une société marquée par la « culture de l’immédiateté », où beaucoup recherchent des résultats rapides et des réponses sans délai. Cette logique peut également gagner la vie spirituelle, lorsque l’on souhaite les bénédictions de Dieu sans accepter le temps de l’attente. Pour lui, le silence apparent de Dieu ne signifie pas nécessairement son absence. Ce qui ressemble à un retard peut aussi être un temps de préparation.
La parabole de la veuve persévérante, dans Luc 18, fait ressortir cette vérité. Malgré les refus d’un juge injuste, elle revient sans cesse réclamer justice jusqu’à obtenir gain de cause. Pour le prédicateur, cette femme, dépourvue d’influence et de pouvoir, possédait une force essentielle : elle refusait d’abandonner.
La même leçon apparaît dans Luc 11.5-10 avec l’homme qui, confronté à l’arrivée inattendue d’un visiteur, se rend chez son voisin en pleine nuit pour demander du pain. Malgré le refus initial, il insiste jusqu’à obtenir ce dont il a besoin. Jésus en tire cette exhortation : « Demandez, et l’on vous donnera ; cherchez, et vous trouverez ; frappez, et l’on vous ouvrira. »
À travers ces deux récits, l’Ancien Emmanuel Lankoandé a rappelé que la persévérance consiste à continuer de prier, de chercher et de frapper, même lorsque la réponse tarde.

Le découragement et l’impatience, deux pièges
Le prédicateur a ensuite relevé deux obstacles majeurs à la persévérance : le découragement et l’impatience.
Il a évoqué le prophète Élie qui, après sa victoire sur les prophètes de Baal, s’enfuit dans le désert sous la menace de Jézabel et demanda à mourir (1 Roi 4. Dieu ne l’abandonna cependant pas : il lui accorda repos et nourriture avant de lui confier une nouvelle mission.
L’histoire d’Abraham et Sara, en Genèse 16, illustre quant à elle les conséquences de l’impatience. Face au retard apparent de la promesse divine, Sara proposa à Abraham d’avoir un enfant avec Agar. Ismaël naquit de cette décision, avant que Dieu n’accomplisse plus tard sa promesse avec Isaac.
Pour le prédicateur, cette expérience montre que vouloir précéder le temps de Dieu peut créer des difficultés que la patience aurait permis d’éviter. S’appuyant sur Habacuc 2.3, il a ainsi rappelé : « Si la promesse tarde, attends-la. »
Jésus, modèle parfait de persévérance
Pour l’Ancien Emmanuel Lankoandé, Jésus demeure le modèle suprême de la persévérance. Malgré les accusations, les souffrances et les moqueries, il est allé jusqu’à la croix sans abandonner sa mission. Sa persévérance a conduit au salut des hommes et à leur réconciliation avec Dieu. Le prédicateur a ainsi souligné que ce qui manque souvent au croyant n’est pas l’appel, le talent ou les ressources, mais la persévérance et la constance nécessaires pour aller jusqu’au bout.

« Goutte après goutte »
Pour rendre son exhortation concrète, l’Ancien Emmanuel Lankoandé a comparé la persévérance à un seau placé sous un robinet qui ne laisse tomber que quelques gouttes. Même si le débit paraît insignifiant, goutte après goutte, le seau finit par se remplir et déborder.
Il en est de même, selon lui, de la prière, du travail, du ministère et des efforts quotidiens. Chaque geste de fidélité peut sembler insignifiant, mais sa répétition finit par produire des résultats. Il a donc encouragé les fidèles à poursuivre leurs activités, à travailler avec sérieux et à ne pas abandonner au premier échec.
Persévérer aussi dans le foyer
L’exhortation s’est également étendue à la vie familiale. Dans les relations conjugales, l’Ancien Emmanuel Lankoandé a invité les couples à ne pas renoncer trop vite face aux difficultés. Prier pour son conjoint, continuer à aimer, communiquer, pardonner et croire encore en l’autre peuvent contribuer à restaurer une relation fragilisée. « On ne brise pas par le silence, on communique toujours », a-t-il insisté, appelant les époux à privilégier la communication, la prière et le pardon plutôt que l’abandon.
Un témoignage personnel
L’Ancien Emmanuel Lankoandé a également partagé une expérience personnelle. Il a raconté avoir traversé une période de profond découragement vis-à-vis de l’Église, au point de ne plus vouloir participer aux cultes. Durant cette période, son épouse, soutenue par d’autres femmes, a continué de prier pour lui, tandis que le pasteur et des anciens lui rendaient visite.
Avec émotion, il a reconnu que cette persévérance avait contribué à son retour. Ce témoignage est venu donner un visage concret à l’appel adressé à l’assemblée : ne jamais perdre espoir et continuer de frapper à la porte dans la prière.

« N’abandonnez pas ! »
En conclusion, le prédicateur s’est particulièrement adressé à ceux qui sont fatigués, découragés, impatients ou tentés de renoncer. À ceux qui prient depuis longtemps pour un emploi, une restauration familiale, l’enfantement ou toute autre situation difficile, il a lancé un même appel : « N’abandonnez pas ! » « Dieu est vivant. Dieu travaille encore. Dieu relève encore. Dieu restaure encore. Dieu ouvre toujours les portes. Dieu accomplit encore ses promesses », a-t-il déclaré, invitant les fidèles à demeurer constants dans leur marche avec Dieu.
Il a achevé son message par ces paroles : « Tant que la course n’est pas achevée, il faut continuer d’avancer. Prier, travailler, servir, aimer, croire et persévérer. Car parfois, la victoire n’est plus qu’à quelques “coups de pioche”. »
Pour le Journal Chrétien
Emmanuel LANKOANDE
Le Journal Chrétien est un média indépendant financé par des chrétiens comme vous, en accès libre, sans subventions ni publicité. La générosité de la communauté chrétienne garantit notre indépendance.
Aujourd’hui, une poignée de chrétiens rendent possible une information indépendante accessible gratuitement à des millions de personnes sur nos sites, nos applications et notre chaîne de télévision chrétienne.
Chaque article, chaque émission, chaque reportage, chaque enquête existe uniquement grâce à votre générosité. C’est ce qui nous permet de répondre à l’immense soif spirituelle de nos contemporains et ce, avec une exigence de qualité journalistique reconnue, et de donner la parole à ceux qu’on n’entend jamais ailleurs.
Mais aujourd’hui, nous arrivons à un moment décisif. Partout, les médias indépendants sont fragilisés, attaqués, précarisés. Pendant que quelques grandes fortunes verrouillent toujours davantage le paysage médiatique, les médias chrétiens et tous ceux qui refusent de se soumettre sont maintenus sous pression permanente.
Le Journal Chrétien et sa chaîne Chrétiens TV, diffusée sur le canal 246 de la Freebox, n’échappent pas à cette réalité. Oui, nos médias chrétiens pourraient disparaître si nous ne parvenons pas à toucher de nouveaux donateurs dans les prochains mois.
Je soutiens le Journal Chrétien !
Au moment où les milliardaires étendent leur emprise sur l’information, nous pensons au contraire qu’il faut plus de travail de terrain, plus de reportages, plus d’enquêtes, plus de pluralisme, plus de médias chrétiens capables de résister aux pressions religieuses, politiques et économiques. C’est pour cela que nous lançons un appel à la communauté chrétienne.
La question est simple : voulons-nous laisser mourir les médias chrétiens et laisser la presse ainsi que la télévision aux mains des grands groupes privés ?
Si vous lisez les articles du Journal Chrétien, regardez nos émissions sur Chrétiens TV, partagez nos contenus dans les réseaux sociaux ou pensez qu’une autre voix doit continuer d’exister dans le débat public, alors c’est maintenant qu’il faut agir.


