Football-La FFF retire son soutien à Infantino, candidat à sa réélection à la tête de la Fifa
PARIS, 10 septembre (Reuters) – La Fédération française de football (FFF) a annoncé jeudi qu’elle retirait son soutien au président de la Fifa Gianni Infantino, candidat à sa réélection en mars prochain et mis sous pression par plusieurs fédérations et confédérations en raison de sa gouvernance.
La position de la FFF, annoncée par son président Philippe Diallo à l’issue d’une réunion de son comité exécutif, fait notamment suite au projet avorté cet été de Gianni Infantino de céder une partie des droits commerciaux de la Coupe du monde à des investisseurs privés.
« Avec mes collègues du comité exécutif, nous considérons que la confiance placée dans le président de la Fifa a été rompue, (…) et c’est la raison pour laquelle, à l’unanimité de ses membres, la Fédération française de football a décidé de retirer son soutien à la candidature de Gianni Infantino à la présidence de la Fifa », a déclaré Philippe Diallo lors d’un point de presse.
Président de la Fifa depuis 2016, Gianni Infantino est le seul candidat connu à sa réélection lors du scrutin du 18 mars prochain. Mais le dirigeant de 56 ans est mis sous pression depuis fin juillet.
Quelques jours après la fin de la Coupe du monde 2026, celui-ci avait proposé de céder une partie des droits commerciaux de la Coupe du monde à des investisseurs privés. Face au tollé mondial, et notamment la menace d’un boycott du Mondial brandie par l’UEFA, le projet avait finalement été abandonné quatre jours plus tard.
Depuis, plusieurs confédérations ont vivement critiqué Gianni Infantino, jugeant sa gouvernance opaque, tandis que de nombreuses fédérations nationales, principalement européennes, ont retiré leur soutien à sa réélection, à l’instar de l’Angleterre, de l’Italie ou de la Belgique.
CONDITIONS « BOULEVERSÉES »
Philippe Diallo, le président de la FFF, a rappelé jeudi qu’il avait dans un premier temps soutenu Gianni Infantino fin juin.
« À partir du mois de juillet, les raisons qui nous avaient amenés à soutenir sa candidature et les conditions dans lesquelles nous l’avions matérialisée ont été bouleversées. Les conditions de notre soutien à sa candidature n’étaient désormais plus réunies », a-t-il expliqué.
« Au cours de la Coupe du monde, un certain nombre d’événements touchant au cœur de notre activité, c’est-à-dire le sport, ont contrevenu de manière flagrante à la façon dont nous envisageons la façon dont notre sport doit être régi. »
« Ces initiatives pendant la Coupe du monde et après la Coupe du monde ont nui gravement à l’image du football et à l’unité du football », a ajouté Philippe Diallo.
Le président de la FFF a regretté que l’annonce sur le projet abandonné de société commerciale ait été faite « sans consultation et sans aucune information ».
« Dès ce moment-là, j’ai pris la parole pour dire que ce projet me semblait soulever beaucoup d’interrogations et même des inquiétudes », a-t-il poursuivi. « Aussi bien sur la forme, sur le processus de décision que sur le fond, je me suis opposé à ce projet. »
Gianni Infantino conserve toujours le soutien des confédérations sud-américaine (CONMEBOL) et africaine (Caf).
(Rédigé par Vincent Daheron, édité par Jean-Stéphane Brosse)
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Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
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Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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