Un ouvrier transporte des bananes dans une plantation à Capesterre
PARIS (Reuters) – L’Etat français a exposé à des « risques inconsidérés » les populations et les territoires de Guadeloupe et de Martinique en autorisant le recours massif au chlordécone, un puissant pesticide utilisé de 1972 à 1993 dans les bananeraies et classé cancérogène possible dès 1975 par l’OMS, selon un rapport parlementaire dévoilé lundi par Le Monde.
Selon une étude de Santé Publique France publiée en 2018, 92% des Martiniquais et 95% des Guadeloupéens sont aujourd’hui contaminés par ce produit que la France a interdit en 1990, interdiction étendue aux Antilles trois plus tard.
Le chlordécone était destiné à lutter contre le charançon, un insecte qui ravageait les plantations.
« L’Etat a fait subir des risques inconsidérés, au vu des connaissances scientifiques de l’époque, aux populations et aux territoires de Guadeloupe et de Martinique », souligne le rapport de la commission d’enquête parlementaire créée il y a six mois sous la présidence du député martiniquais Serge Letchimy.
« Le maintien de la production bananière a trop souvent pris le pas sur la sauvegarde de la santé publique et de l’environnement », peut-on lire dans les extraits publiés par Le Monde.
Selon les éléments réunis par la commission d’enquête, les autorités françaises étaient au fait de la dangerosité de la molécule dès 1969, rapporte le quotidien.
Lors d’une visite aux Antilles en septembre 2018, Emmanuel Macron avait jugé que « la pollution au chlordécone [était] un scandale environnemental » et que « l’Etat [devait] prendre sa part de responsabilité dans cette pollution et avancer dans le chemin de la réparation ».
(Sophie Louet, édité par Jean-Michel Bélot)
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