Faibles variations en vue en Europe pour la dernière séance de 2025
par Claude Chendjou
PARIS, 31 décembre (Reuters) – Les principales Bourses européennes sont attendues sur de faibles variations mercredi pour la dernière séance de l’année 2025 alors que l’indice Stoxx 600 s’apprête à réaliser sa meilleure performance annuelle depuis 2021.
D’après les premières indications disponibles, le CAC 40 parisien devrait perdre 0,38% à l’ouverture. Le Dax à Francfort pourrait avancer de 0,86%, tandis que le FTSE 100 à Londres devrait abandonner 0,21%. L’indice EuroStoxx 50 est attendu en progression de 0,80% et le Stoxx 600 en hausse de 0,51%.
Soutenu par une baisse des taux directeurs, des projets d’investissement en Allemagne et une diversification des allocations d’actifs, le Stoxx 600 affiche à ce stade un gain de 16,78% sur l’ensemble de l’année.
La place parisienne, quant à elle, a gagné sur la même période 10,66%, malgré des turbulences politiques à la suite de la dissolution de l’Assemblée nationale qui a débouché sur un Parlement très fragmenté.
Alors que 2025 tire sa révérence, les échanges devraient être faibles ce mercredi. Une demi-séance seulement est prévue sur Euronext et à Wall Street, tandis que d’autres marchés en Europe sont restés fermés comme en Norvège, en Suède ou encore en Suisse, à la veille du Nouvel An, qui sera chômé sur la plupart des places financières dans le monde.
Le seul élément susceptible d’agiter les marchés avant la nouvelle année reste les tensions géopolitiques, notamment les discussions de paix en Ukraine qui piétinent alors que l’espoir d’un accord sur le plan de paix est désormais mis à mal par des accusations de « terrorisme d’Etat » de la Russie envers Kyiv.
Côté statistiques économiques, l’unique indicateur majeur du jour est celui des inscriptions hebdomadaires au chômage aux Etats-Unis, dont les données, certes volatiles, seront surveillées dans un contexte de crainte d’une détérioration du marché du travail.
A WALL STREET
La Bourse de New York a fini sans grand changement mardi après une séance en dents de scie lors de laquelle la baisse des valeurs des secteurs de la technologie et de la finance ont pesé sur les indices.
L’indice Dow Jones a cédé 0,20%, ou 94,87 points, à 48.367,06 points. Le Standard & Poor’s 500, plus large, a perdu 9,50 points, soit 0,14% à 6.896,24 points. Le Nasdaq Composite a reculé de son côté de 55,27 points, soit 0,23% à 23.419,08 points.
EN ASIE
La Bourse de Tokyo est fermée ce mercredi à la veille du Nouvel An et le demeurera pour le reste de la semaine. L’indice Nikkei, qui a fini mardi en repli de 0,44%, a enregistré en 2025 un gain de 26%, troisième année consécutive de hausse. Le Topix, plus large, a pris pour sa part 22% sur l’ensemble de l’année.
L’indice MSCI regroupant les valeurs d’Asie et du Pacifique (hors Japon) perd mercredi 0,17% alors que les investisseurs digèrent les « minutes » de la Réserve fédérale américaine (Fed), publiées mardi, qui montrent de profondes divisions au sein du FOMC, le comité de politique monétaire de la banque.
L’indice MSCI devrait enregistrer un gain de 27% depuis le début de l’année, sa plus forte progression depuis 2017, principalement grâce à la forte hausse des fabricants de semi-conducteurs, elle-même portée par l’essor des valeurs liées à l’intelligence artificielle (IA).
L’indice Hang Seng à Hong Kong, a terminé en repli mercredi de 0,87%, mais a enregistré un gain de 28% sur l’année, sa meilleure performance en huit ans, les investisseurs ayant fait fi des craintes liées à la guerre commerciale.
En Chine, le SSE Composite de Shanghai s’octroie 0,17% et le CSI 300 reflue de 0,31%. Sur l’ensemble de l’année, les deux indices affichent une hausse d’environ 18% et le SSE Composite est en passe d’enregistrer sa plus forte progression en pourcentage depuis 2019.
Les marchés chinois ont résisté à la guerre commerciale sino-américaine et à la montée des tensions géopolitiques au cours d’une année volatile, les actions étant soutenues par les mesures de relance gouvernementales, la confiance croissante dans la technologie chinoise et l’appréciation du yuan.
LES VALEURS A SUIVRE EN EUROPE:
CHANGES/TAUX
Le dollar grignote 0,09% face à un panier de devises de référence mais se dirige vers sa plus forte baisse annuelle depuis 2017, les baisses de taux d’intérêt, les inquiétudes budgétaires et la politique commerciale erratique du président américain Donald Trump ayant jeté une ombre sur les marchés des devises en 2025.
L’euro cède 0,12%, à 1,1732 dollar, tandis que la livre sterling s’échange à 1,3451 dollar (-0,11%). Ces deux monnaies sont sur le point d’enregistrer leur plus forte hausse annuelle depuis huit ans.
A ce stade, l’indice dollar accuse une baisse de 9,5% en 2025, tandis que l’euro a gagné 13,5% et la livre a fait un bond de 7,6%.
Le rendement des bons du Trésor américain à dix ans est stable mercredi, à 4,1258%. Il affiche un repli de 45 points de base sur l’ensemble de l’année.
PÉTROLE
Les cours du pétrole varient peu mercredi, mais devraient accuser une chute de plus de 15% en 2025, l’offre ayant dépassé la demande dans une année marquée par des guerres, un relèvement des droits de douane, une hausse de la production de l’Opep+, ainsi que des sanctions à l’encontre de la Russie, de l’Iran et du Venezuela.
Le Brent reflue mercredi de 0,16% à 61,23 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) décline de 0,14% à 57,87 dollars.
Le Brent affiche à ce stade une baisse de près de 18% sur l’année, le repli annuel le plus important depuis 2020, et s’achemine vers une troisième année consécutive de pertes, la plus longue série de baisses jamais enregistrée.
Jason Ying, analyste sur les matières premières chez BNP Paribas, prévoit que le Brent tombera à 55 dollars le baril au premier trimestre 2026 avant de remonter à 60 dollars le baril sur le reste de l’année, la croissance de l’offre devant se normaliser tandis que la demande restera stable.
Le brut léger américain, quant à lui, s’achemine vers un repli annuel de 19%.
PRINCIPAUX INDICATEURS ÉCONOMIQUES À L’AGENDA DU 31 DÉCEMBRE:
PAYS GMT INDICATEUR PÉRIODE CONSENSUS PRÉCÉDENT
USA 13h30 Inscriptions hebdomadaires au sem. au 27 220.000 214.000
chômage décembre
(Rédigé par Claude Chendjou, édité par Augustin Turpin)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
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