Cameroun : vers la création d’une agence nationale pour renforcer la lutte contre les accidents
Cameroun : vers la création d’une agence nationale pour renforcer la lutte contre les accidents
Le gouvernement prépare la création d’une Agence nationale de sécurité routière afin de mieux coordonner la lutte contre les accidents de la circulation. Annoncée à l’Assemblée nationale le 28 novembre 2025 par le ministre des Transports, Jean Ernest Masséna Ngalle Bibehe, cette structure s’inspire de dispositifs déjà en place au Sénégal et au Maroc. Elle s’inscrit dans la continuité des réformes engagées ces dernières années, qui ont déjà permis une baisse significative du nombre d’accidents, avec un objectif affiché de réduction de 50 % en 2025 par rapport à 2020.
Structurer la prévention
Lors de la défense du budget 2026 de son département ministériel, le ministre des Transports a indiqué que l’un des chantiers prioritaires pour l’année prochaine sera « l’accélération des concertations dans le cadre de l’élaboration du projet de décret portant création, organisation et fonctionnement de l’Agence nationale de sécurité routière ».
Cette future structure doit constituer un outil institutionnel central pour mieux coordonner les efforts de prévention et réduire durablement les accidents de la circulation.
Concrètement, l’Agence aura vocation à centraliser des actions aujourd’hui dispersées entre plusieurs services et à professionnaliser davantage la gestion de la sécurité routière au Cameroun. « Le secteur des transports routiers est très dynamique et par conséquent fait intervenir de nouveaux acteurs au gré du temps. Raison pour laquelle nous redoublons de vigilance en la matière », a justifié le ministre devant les députés, soulignant la nécessité d’un pilotage plus intégré dans un secteur en constante évolution.
Des résultats en amélioration
L’annonce intervient dans un contexte d’amélioration notable des indicateurs de sécurité routière. Le Cameroun est passé de 3 525 accidents et 1 588 morts en 2011 à 1 781 accidents et 678 décès en 2024, apprend-on. Une baisse que le ministre attribue aux réformes engagées ces dernières années, en particulier la restructuration des équipes de contrôle et l’introduction d’un système intelligent de suivi du transport interurbain des personnes et des marchandises, basé sur l’intelligence artificielle (IA).
Ce dispositif détecte en temps réel les comportements à risque des conducteurs, permettant ainsi d’anticiper les accidents. Rien qu’en 2025, il a permis d’identifier 296 139 comportements à risque, dont 126 502 excès de vitesse, 81 676 épisodes de somnolence et 84 939 cas d’usage du téléphone au volant, selon les données présentées devant la Commission des finances et du budget. En parallèle, le ministère a mené 11 410 opérations de contrôle ainsi que deux campagnes « spéciales » de sensibilisation.
Ces actions ont contribué, selon les chiffres communiqués, à une amélioration mesurable des comportements : 46 % du taux de respect des durées moyennes par trajet sur les axes réputés accidentogènes, 28 % de baisse des excès de vitesse, 35 % de réduction de la consommation d’alcool au volant, 16,5 % de baisse de la fatigue au volant et 12 % de diminution des surcharges. Pour le ministre, ces résultats confirment que « l’éducation, la surveillance intelligente et la prévention restent les leviers les plus efficaces pour sauver des vies ».
Un paquet de réformes pour atteindre -50 % d’accidents
Avec la future Agence nationale de sécurité routière, le gouvernement veut donner une cohérence plus forte à l’ensemble de ces initiatives. L’Agence sera appuyée par un ensemble de réformes programmées pour 2026 : révision de la visite médicale d’aptitude à la conduite, désormais élargie à des examens ophtalmologiques, neurologiques et cardiologiques ; poursuite du rajeunissement du parc automobile, notamment via la « prime à la casse » ; généralisation du système de suivi intelligent des conducteurs.
À ces mesures devraient s’ajouter l’instauration progressive d’un permis à points et le renforcement de l’encadrement des transporteurs urbains et interurbains. L’objectif affiché par le ministère des Transports est clair : atteindre 50 % de réduction des accidents en 2025, contre 34 % enregistrés en 2024 par rapport à 2020. La mise en place de l’Agence est appelée à structurer ce cap en dotant la politique de sécurité routière d’un bras opérationnel clairement identifié
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

