Cameroun/Littoral:la lutte contre la corruption marque le pas malgré les engagements officiels
Cameroun/Littoral:la lutte contre la corruption marque le pas malgré les engagements officiels
Malgré les discours et les plans successifs, la région du Littoral enregistre un recul préoccupant de ses performances dans la lutte contre la corruption. Réunis à Douala le 2 décembre, les acteurs locaux, sous la houlette de la Commission nationale anti-corruption (Conac), ont dressé un bilan marqué par la stagnation, voire la régression, des actions engagées depuis 2020. Un signal d’alerte dans une région considérée comme le poumon économique du Cameroun.
Les données présentées lors de l’atelier d’évaluation du plan d’action régional montrent une dynamique fragile. Le taux de mise en œuvre des actions est passé de 36,58 % en 2020 à 30,84 % en 2021, avant de remonter légèrement à 32,32 % en 2022, comme le rapporte le quotidien public Cameroon tribune. Dans un contexte où les flux financiers et les enjeux économiques sont particulièrement élevés, ces niveaux restent jugés insuffisants pour endiguer un phénomène jugé structurel.
Cette contre-performance intervient alors que la région du Littoral concentre une part majeure de l’activité économique nationale et devrait, en principe, jouer un rôle de vitrine en matière de transparence. Au contraire, les chiffres confortent l’idée d’une lutte encore hésitante, où les engagements officiels peinent à se traduire en résultats durables sur le terrain.
Un terrain miné par la densité et les intérêts économiques
Cette difficulté n’est pas nouvelle. Lors de l’évaluation à mi-parcours du plan 2020-2021, le gouverneur du Littoral, Samuel Dieudonné Ivaha Diboua, reconnaissait déjà que la région « peine à évoluer » dans la lutte contre la corruption. Il décrivait un environnement complexe : territoire densément peuplé, forte concentration d’activités et d’intérêts économiques parfois contradictoires, autant de facteurs qui nourrissent un terreau propice aux pratiques illicites.
Dans ce contexte, les mécanismes de prévention et de contrôle se heurtent à des résistances multiples : routines administratives, réseaux informels bien installés et faible culture de redevabilité. Le résultat est une mise en œuvre partielle des plans d’action, malgré l’existence de textes et de dispositifs de suivi.
Vers un nouveau plan d’action régional pour 2026
Réunis jusqu’au 4 décembre, les délégués régionaux, départementaux et différents acteurs locaux sont appelés à renforcer leurs capacités, à analyser les insuffisances du plan en cours et à proposer un nouveau plan d’action pour 2026. L’enjeu est de définir une feuille de route plus réaliste, mieux adaptée aux spécificités du Littoral, où la pression économique est forte et les risques de corruption nombreux.
La Conac insiste sur la nécessité d’une implication accrue de tous les acteurs — administrations publiques, entreprises privées, société civile — pour inverser une tendance jugée alarmante. Dans une région où circulent d’importants flux financiers, l’objectif est de faire de la transparence, du contrôle et de la redevabilité des réflexes systématiques plutôt que des exceptions.
Les plans régionaux s’inscrivent dans la Stratégie nationale de lutte contre la corruption, qui matérialise la volonté de l’État de combattre ce fléau. Mais l’application sur le terrain se heurte à plusieurs obstacles : faible appropriation des mécanismes de contrôle, manque de collaboration entre certains services et persistance de pratiques informelles qui neutralisent une partie des efforts.
Le Code pénal, pour sa part, rappelle clairement ce qui constitue la corruption : « … tout fonctionnaire ou agent public national, étranger ou international qui, pour lui-même ou pour un tiers, sollicite, agrée ou reçoit des offres, promesses, dons ou présents pour faire, s’abstenir de faire ou ajourner un acte de sa fonction » (art. 134, al. 1). Dans le Littoral, cette définition peine toutefois à produire les effets dissuasifs espérés, comme en témoigne la stagnation des indicateurs de mise en œuvre
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