STMicroelectronics réaffirme son engagement en Italie sur fond de gouvernance contestée
PARIS (Reuters) – Le fabricant franco-italien de semiconducteurs STMicroelectronics a confirmé jeudi ses projets d’investissements en Italie alors que Rome accentue la pression pour obtenir le départ du directeur général Jean-Marc Chéry.
Le groupe, détenu conjointement par la France et l’Italie à hauteur de 27,5%, fait face à un ralentissement durable de ses activités dans l’automobile et l’industrie.
Au cours d’une réunion à Rome avec le ministre italien de l’Industrie, Adolfo Urso, et des représentants de syndicats italiens, STMicroelectronics a confirmé ses investissements prévus à Agrate Brianza, dans le Nord de l’Italie, où il compte doubler ses capacités de productions d’ici 2027. Il a aussi maintenu ses projets d’investissements à Catane en Sicile.
Le groupe a dit être prêt à s’engager dans des « discussions constructives » avec les syndicats italiens dans le cadre de son plan de restructuration, annoncé en octobre dernier.
Dans un communiqué publié jeudi, STMicro a précisé que son plan prévoyait un « remodelage de l’empreinte industrielle et le redimensionnement de la base de coûts précédemment annoncés », ce qui devrait provoquer jusqu’à 2.800 départs volontaires à l’échelle mondiale sur trois ans, en plus de l’attrition naturelle.
STMicro a aussi confirmé « un objectif d’économies de coûts annuelles en millions de dollars dans le haut de la fourchette à trois chiffres à la fin 2027 ».
Ces annonces interviennent alors que les tensions autour la gouvernance du groupe sont montées d’un cran mercredi après que le ministre italien des Finances, Giancarlo Giorgetti, a accusé la direction d’avoir « vendu des parts de STMicroelectronics juste avant l’annonce de résultats négatifs ».
Ces allégations ont été démenties par le conseil de surveillance de STMicro, qui a réaffirmé jeudi son soutien à Jean-Marc Chéry.
« Les accusations concernant les transactions personnelles effectuées par les deux membres du Directoire de la société à la veille des publications des résultats financiers sont fausses », a-t-il dit, précisant que les ventes d’actions ont été réalisées dans le cadre d’une « procédure automatique » pour des raisons de conformité fiscale et sont « légales ».
« Le conseil de surveillance exprime son soutien renouvelé à Jean-Marc Chéry, Lorenzo Grandi et à l’équipe de direction, notamment dans leur capacité à exécuter la transformation dans une période difficile pour l’industrie des semiconducteurs », est-il ajouté dans un communiqué.
Marc Ferracci, le ministre français de l’Industrie et de l’Énergie, a déclaré jeudi soir qu’il apportait « tout (son) soutien » à Jean-Marc Chéry.
« Investir dans des infrastructures de fabrication de pointe, miser sur les technologies les plus avancées – c’est la bonne stratégie pour préparer les marchés d’avenir, rester compétitif, et renforcer notre souveraineté industrielle », a-t-il écrit sur le réseau social X.
(Florence Loève à Paris et Giuseppe Fonte à Rome, avec la contribution de Benjamin Mallet, édité par Augustin Turpin, Blandine Hénault et Jean Terzian)
Faites un don maintenant pour nous aider à poursuivre notre mission !
Les chrétiens protestants et évangéliques ont longtemps sous-estimé le pouvoir des médias. Les récentes polémiques concernant des reportages à charge contre les plus grandes églises évangéliques françaises posent la question des intentions des patrons des médias, de ces milliardaires qui ont surinvesti ce champ de bataille idéologique.
Ne perdons pas la bataille idéologique
Les achats de médias par des milliardaires ne sont pas toujours motivés par la rentabilité financière, mais plutôt par des intérêts idéologiques. Ils achètent les médias pour influencer l'opinion publique, mener des batailles culturelles et maintenir leur pouvoir économique et social.Les évangéliques pris pour cible
L’influence grandissante des évangéliques gêne certains patrons des médias qui, disons-le, sont engagés dans des loges ou des sectes pernicieuses. Très puissante aux États-Unis, où de nombreuses personnalités ont renoncé à l'occultisme et à la débauche pour se convertir à la foi évangélique, la percée de cette frange chrétienne de plus en plus présente en France fait trembler le monde des ténèbres.Faire contrepoids
A l'heure actuelle, les chaînes d’info font l’agenda, nourrissent les réseaux sociaux, orientent les débats publics. Le Journal Chrétien et sa chaîne Chrétiens TV veulent aller sur leur terrain en investissant la sphère politique et médiatique pour y proposer une autre hiérarchie de l’information. Il est question de mener la bataille culturelle pour faire contrepoids aux groupes de médias hostiles aux Evangéliques.A quoi serviront vos dons ?
Nous avons l’ambition de développer une plateforme de médias suffisamment compétitive. Vos dons nous permettront de créer des émissions chrétiennes de qualité, de réaliser plus d’investigation, de reportages et d’enquêtes de terrain, d'organiser des débats sur des sujets de société, et de recruter du personnel compétent.Il nous faudra également développer davantage notre présence sur le terrain, produire plus de reportages, investir dans du matériel.
Le Journal Chrétien est un média libre, indépendant, sans publicité, accessible à tous grâce à la fidélité et à la générosité de ses lecteurs.
Votre don (défiscalisable à 66%), petit ou grand, est plus qu’un geste. C’est un acte militant et chrétien !
