Google présente ses avancées dans l’IA lors de la conférence I/O
(Reuters) – Google, filiale d’Alphabet, doit ouvrir mardi sa conférence annuelle des développeurs avec une série d’annonces mettant en avant ses investissements massifs dans l’intelligence artificielle (IA), tout en tentant de dissiper les inquiétudes sur l’avenir de son activité.
Le ton de la conférence I/O, qui se tient à Mountain View, dans l’Etat de Californie, se fait plus pressant depuis l’essor de l’IA générative qui menace le monopole de Google dans la recherche internet.
Google affirme avoir rattrapé ses concurrents depuis le lancement de ChatGPT d’OpenAI, soutenu par Microsoft.
Les hauts dirigeants du groupe, y compris le directeur général Sundar Pichai, ont souvent cité la position de leader du modèle d’intelligence artificielle Gemini dans les classements publics, devant les principaux modèles de concurrents tels qu’OpenAI et Meta.
Avec le développement de l’utilisation des services d’intelligence artificielle générative par les consommateurs, les investisseurs suivront de près la manière dont Google choisit de transformer son activité publicitaire liée à la recherche sur internet, qui a représenté la majorité des 350 milliards de dollars du chiffre d’affaires de l’entreprise en 2024.
Plus tôt ce mois-ci, l’action Alphabet a perdu 150 milliards de dollars de capitalisation boursière en une journée, après le témoignage d’un dirigeant d’Apple dans le cadre d’un procès pour pratiques anticoncurrentielles visant Google. Ce dirigeant a affirmé que les agents conversationnels (« chatbots ») ont entraîné une première baisse des recherches sur le navigateur Safari d’Apple.
À leur tour, certains analystes ont réévalué la façon de mesurer la part de marché dominante de Google dans la recherche, qui a oscillé pendant des années autour de 90% selon les méthodes traditionnelles.
Une note d’analyste de Bernstein datant de ce mois-ci situe ce chiffre entre 65% et 70% si l’on tient compte de l’utilisation des chatbots d’IA. Les analystes de Wells Fargo ont estimé que la part de marché de Google pourrait tomber à moins de 50% dans cinq ans.
Les analystes ont également noté un changement de comportement qui attire les consommateurs vers les chatbots d’IA alors qu’ils utilisaient auparavant les moteurs de recherche traditionnels.
PROCÈS
La position de Google sur le marché pourrait être encore fragilisée par des poursuites judiciaires, en particulier par deux procès pour pratiques anticoncurrentielles intentés par le département américain de la Justice, qui demande à Google de vendre certains de ses actifs, y compris son navigateur Chrome.
Les investissements dans l’IA devraient représenter la majeure partie des 75 milliards de dollars que prévoit de dépenser Alphabet cette année. Une hausse significative par rapport aux 52,5 milliards de dollars annoncés pour 2024. En avril, Sundar Pichai a confirmé ces plans d’investissement malgré l’incertitude du marché liée aux droits de douane américains.
Google a intégré davantage d’IA dans son moteur de recherche principal au cours des deux dernières années et les investisseurs s’attendent à ce que le groupe fasse le point mardi sur la recherche internet ainsi que sur ses efforts pour produire un « agent d’IA universel ».
L’année dernière, l’entreprise avait présenté lors de sa conférence Project Astra, un prototype capable de dialoguer avec les utilisateurs en temps réel à partir de tout ce qui est capté par la caméra de leur smartphone.
L’entreprise a commencé à expérimenter l’insertion de publicités dans les aperçus d’IA en mai dernier, bien qu’elle évite toute modification radicale.
Parallèlement, Google développe de nouveaux moyens pour monétiser l’IA. La semaine dernière, l’entreprise a déclaré à Reuters que son service d’abonnement Google One avait dépassé les 150 millions d’abonnés, porté par « des millions » de clients ayant opté pour une formule à 19,99 dollars par mois donnant accès à des fonctionnalités d’IA réservées aux utilisateurs payants.
(Reportage Kenrick Cai, Jeffrey Dastin et Greg Bensinger ; version française Elena Smirnova, édité par Kate Entringer)
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