A peine présenté, le plan de refinancement d’Atos doit être revu
(Reuters) – En grandes difficultés financières, Atos a prévenu jeudi qu’il avait besoin de liquidités supplémentaires et qu’il allait donc réviser son plan de refinancement présenté il y a seulement deux semaines.
Début avril, le groupe avait présenté un très attendu plan de refinancement qui reposait alors sur la recherche de 1,2 milliard d’euros d’argent frais et la conversion de la moitié de la dette en actions.
Mais la dégradation de l’activité au premier trimestre a contraint le groupe à revoir son plan d’activité pour 2024-2027, « entraînant une augmentation du besoin de nouvelles liquidités et potentiellement une réduction de dette supplémentaire », a indiqué Atos.
Une communication au marché sur les nouveaux paramètres du plan de refinancement sera faite dans les jours à venir, a précisé le groupe.
À la Bourse de Paris, le titre Atos cédait 7,54% à 1,84 euro à 07h05 GMT.
Atos, qui détient des actifs considérés stratégiques par le gouvernement français, espérait entamer un redressement avec la cession de son activité BDS (Big Data & Security) à Airbus et celle de sa branche Tech Foundations, qui regroupe ses activités de conseil en informatique, à l’homme d’affaires tchèque Daniel Kretinsky. Mais les deux opérations ont échoué.
Le groupe a prolongé au 3 mai la date limite des propositions de refinancement, dont l’une devrait émaner de la société Onepoint, premier actionnaire d’Atos avec 11,4% du capital.
Atos discute parallèlement avec ses banques pour restructurer sa dette et souhaite toujours parvenir à un accord avec les créanciers financiers d’ici juillet.
A fin mars, l’endettement d’Atos atteignait 3,9 milliards d’euros contre 2,3 milliards fin décembre tandis que la trésorerie a fondu en trois mois de 1,4 milliard d’euros.
Le chiffre d’affaires a reculé lors des trois premiers mois de l’année de 2,6% en données organiques, à 2,479 milliards d’euros et la marge opérationnelle a chuté à 1,9% contre 3,3% un an plus tôt.
(Rédigé par Blandine Hénault, édité par Kate Entringer)
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