Un ophtalmologiste zambien en Chine pour parfaire ses compétences
A l’occasion du Nouvel An chinois, Labisi Arthur Siloka, ophtalmologiste zambien en doctorat à l’Université médicale de la capitale, a décidé de rester à Beijing pour vivre les festivités traditionnelles et approfondir sa découverte de la culture chinoise.
« L’université a organisé de nombreuses activités pour célébrer le Nouvel An chinois, et il y a tant de lieux à explorer en dehors du campus, comme la patinoire de Shichahai. Je suis très enthousiaste à l’idée de m’y rendre », confie M. Siloka.
Arrivé en Chine en 2009 pour y poursuivre une licence, M. Siloka s’est rapidement pris d’affection pour le pays et ses habitants. « Depuis, j’ai développé une véritable passion pour la Chine », déclare-t-il. Après mûre réflexion, il a choisi de continuer son parcours académique à Beijing, en optant pour un master et un doctorat en ophtalmologie.
Le système d’enseignement médical en Zambie étant insuffisant, et le pays manquant d’ophtalmologistes spécialisés, M. Siloka nourrit l’espoir de pouvoir mettre à profit les compétences acquises en Chine pour venir en aide aux patients zambiens souffrant de maladies oculaires et améliorer leur santé visuelle.
Au cours de son stage dans l’hôpital Tongren, un hôpital réputé à Beijing pour son service d’ophtalmologie, M. Siloka a rencontré de nombreux enseignants et camarades chinois, qui l’ont soutenu de manière désintéressée. Il exprime sa profonde reconnaissance envers son professeur, Wang Ningli.
« Le professeur Wang est un expert dans son domaine. Chaque rencontre avec lui a été une source d’apprentissage. Malgré son emploi du temps chargé, il prend toujours le temps de me guider », précise-t-il.
Qiao Chunyan, spécialiste du glaucome à l’hôpital Tongren, se réjouit de la progression de M. Siloka et espère qu’il deviendra un pilier de l’ophtalmologie en Zambie. « Nous avons à cœur de former des médecins locaux capables de contribuer à l’amélioration des soins de santé dans leur pays. M. Siloka est un exemple à suivre », souligne-t-elle.
Malgré un emploi du temps clinique intense, M. Siloka éprouve un sentiment de fierté chaque fois qu’il voit les sourires des patients dont la vue a été restaurée. « Cela me donne un véritable sentiment d’accomplissement », affirme-t-il.
En regardant vers l’avenir, M. Siloka ambitionne de renforcer l’ophtalmologie en Zambie et, plus largement, en Afrique. « Mon objectif est de retourner en Zambie après mes études et de mettre en pratique les compétences que j’ai acquises ici. J’espère aussi transmettre ces connaissances aux futurs médecins et étudiants », ajoute-t-il.
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