Un suspect de l’attentat de Lockerbie est détenu aux États-Unis
par Alistair Smout et Sarah N. Lynch
LONDRES/WASHINGTON (Reuters) – Le Libyen accusé d’avoir fabriqué la bombe qui a tué 270 personnes en faisant exploser le vol 103 de la Pan Am au-dessus de Lockerbie en Écosse, en 1988, est en détention aux États-Unis, ont déclaré dimanche des représentants des forces de l’ordre écossaises et américaines.
Abu Agila Mohammad Masud Kheir Al-Marimi a été placé en détention environ deux ans après l’annonce d’une plainte des Etats-Unis à son encontre.
Un porte-parole du ministère de la Justice a confirmé à Reuters, dimanche, que les États-Unis détenaient le suspect. Il devrait faire sa première comparution devant un tribunal fédéral à Washington. Le porte-parole a ajouté que des détails sur la date de l’audience seraient bientôt communiqués.
Les documents judiciaires décrivent Abu Agila Mohammad Masud comme un expert en fabrication de bombes qui a rejoint les services de renseignement de l’Organisation de sécurité extérieure de la Libye dans les années 1970 et a pris part à un certain nombre d’opérations en dehors du pays, jusqu’à atteindre le grade de colonel.
Une source militaire dans la ville libyenne de Misrata a déclaré qu’il avait été transporté par avion depuis l’aéroport de cette ville. Reuters n’a pas pu établir dans l’immédiat la date de cette extradition.
Les familles des victimes de l’attentat de Lockerbie ont été informées que le suspect était en détention aux États-Unis, a déclaré dimanche un porte-parole du Crown Office and Procurator Fiscal Service (COPFS) d’Écosse.
La bombe à bord du Boeing 747, qui reliait Londres à New York, a tué les 259 personnes à bord et 11 personnes au sol, dans ce qui a constitué l’attentat le plus meurtrier jamais commis en Grande-Bretagne.
En 1991, deux autres agents des services de renseignement libyens ont été inculpés pour cet attentat : Abdel Baset Ali al-Megrahi et Lamen Khalifa Fhimah.
Lors d’un procès écossais devant le tribunal de Camp Zeist, aux Pays-Bas, Megrahi a été reconnu coupable de l’attentat et a été emprisonné à vie en 2001. Il a ensuite été libéré parce qu’il souffrait d’un cancer, avant de mourir à son domicile à Tripoli en 2012.
Fhimah a été acquitté de toutes les accusations, mais les procureurs écossais ont maintenu que Megrahi n’avait pas agi seul.
En 2020, les États-Unis ont révélé les accusations à l’encontre d’Abu Agila Mohammad Masud, dont le transfert pour un procès en Occident a provoqué des luttes intestines au sein de la classe politique libyenne.
(Reportages Alistair Smout à Londres et Sarah N. Lynch à Washington, avec la rédaction de Reuters en Libye, version française Benjamin Mallet)
Le Journal Chrétien est un média indépendant financé par des chrétiens comme vous, en accès libre, sans subventions ni publicité. La générosité de la communauté chrétienne garantit notre indépendance.
Aujourd’hui, une poignée de chrétiens rendent possible une information indépendante accessible gratuitement à des millions de personnes sur nos sites, nos applications et notre chaîne de télévision chrétienne.
Chaque article, chaque émission, chaque reportage, chaque enquête existe uniquement grâce à votre générosité. C’est ce qui nous permet de répondre à l’immense soif spirituelle de nos contemporains et ce, avec une exigence de qualité journalistique reconnue, et de donner la parole à ceux qu’on n’entend jamais ailleurs.
Mais aujourd’hui, nous arrivons à un moment décisif. Partout, les médias indépendants sont fragilisés, attaqués, précarisés. Pendant que quelques grandes fortunes verrouillent toujours davantage le paysage médiatique, les médias chrétiens et tous ceux qui refusent de se soumettre sont maintenus sous pression permanente.
Le Journal Chrétien et sa chaîne Chrétiens TV, diffusée sur le canal 246 de la Freebox, n’échappent pas à cette réalité. Oui, nos médias chrétiens pourraient disparaître si nous ne parvenons pas à toucher de nouveaux donateurs dans les prochains mois.
Je soutiens le Journal Chrétien !
Au moment où les milliardaires étendent leur emprise sur l’information, nous pensons au contraire qu’il faut plus de travail de terrain, plus de reportages, plus d’enquêtes, plus de pluralisme, plus de médias chrétiens capables de résister aux pressions religieuses, politiques et économiques. C’est pour cela que nous lançons un appel à la communauté chrétienne.
La question est simple : voulons-nous laisser mourir les médias chrétiens et laisser la presse ainsi que la télévision aux mains des grands groupes privés ?
Si vous lisez les articles du Journal Chrétien, regardez nos émissions sur Chrétiens TV, partagez nos contenus dans les réseaux sociaux ou pensez qu’une autre voix doit continuer d’exister dans le débat public, alors c’est maintenant qu’il faut agir.



