Royaume-Uni: Starmer prévoit de se rendre en Chine à la fin du mois de janvier
par Joe Cash
PEKIN, 3 décembre (Reuters) – Le gouvernement britannique a proposé que le Premier ministre Keir Starmer se rende à Pékin et à Shanghai du 29 au 31 janvier, selon deux sources au fait du projet.
Le voyage pourrait être reporté si Pékin décide que l’absence de progrès dans l’approbation du projet controversé de la Chine de construire ce qui serait la plus grande ambassade d’Europe à Londres représente un revers politique trop important pour que les dirigeants se rencontrent.
Une décision pourrait être prise d’ici la fin de la semaine, a ajouté une source.
L’ambassade britannique à Pékin et le ministère chinois des Affaires étrangères n’ont pas répondu dans l’immédiat aux demandes de commentaires.
La Grande-Bretagne a reporté mardi pour la troisième fois la décision concernant la nouvelle ambassade chinoise et doit maintenant décider d’ici le 20 janvier si le projet peut aller de l’avant.
Keir Starmer a accusé le précédent gouvernement conservateur britannique d’avoir supervisé la détérioration des relations avec la Chine, ce qu’il a qualifié de « manquement au devoir ».
Lors d’un discours lundi, il a souligné que depuis 2018, le président français Emmanuel Macron s’était rendu deux fois en Chine et les dirigeants allemands quatre fois, mais que le dernier dirigeant britannique à l’avoir fait était l’ancienne Première ministre Theresa May en 2018.
Le projet de la Chine de construire une nouvelle ambassade sur le site d’un bâtiment vieux de deux siècles près de la Tour de Londres est bloqué depuis trois ans en raison de l’opposition des résidents locaux, des parlementaires et des militants pro-démocratie de Hong Kong en Grande-Bretagne.
Les craintes que la nouvelle ambassade puisse servir de base à des activités d’espionnage ont incité les responsables politiques britanniques et américains à exhorter le gouvernement à bloquer le projet de Pékin.
(Reportage Joe Cash, Mara Vîlcu pour la version française, édité par Blandine Hénault)
Le Journal Chrétien est un média indépendant financé par des chrétiens comme vous, en accès libre, sans subventions ni publicité. La générosité de la communauté chrétienne garantit notre indépendance.
Aujourd’hui, une poignée de chrétiens rendent possible une information indépendante accessible gratuitement à des millions de personnes sur nos sites, nos applications et notre chaîne de télévision chrétienne.
Chaque article, chaque émission, chaque reportage, chaque enquête existe uniquement grâce à votre générosité. C’est ce qui nous permet de répondre à l’immense soif spirituelle de nos contemporains et ce, avec une exigence de qualité journalistique reconnue, et de donner la parole à ceux qu’on n’entend jamais ailleurs.
Mais aujourd’hui, nous arrivons à un moment décisif. Partout, les médias indépendants sont fragilisés, attaqués, précarisés. Pendant que quelques grandes fortunes verrouillent toujours davantage le paysage médiatique, les médias chrétiens et tous ceux qui refusent de se soumettre sont maintenus sous pression permanente.
Le Journal Chrétien et sa chaîne Chrétiens TV, diffusée sur le canal 246 de la Freebox, n’échappent pas à cette réalité. Oui, nos médias chrétiens pourraient disparaître si nous ne parvenons pas à toucher de nouveaux donateurs dans les prochains mois.
Je soutiens le Journal Chrétien !
Au moment où les milliardaires étendent leur emprise sur l’information, nous pensons au contraire qu’il faut plus de travail de terrain, plus de reportages, plus d’enquêtes, plus de pluralisme, plus de médias chrétiens capables de résister aux pressions religieuses, politiques et économiques. C’est pour cela que nous lançons un appel à la communauté chrétienne.
La question est simple : voulons-nous laisser mourir les médias chrétiens et laisser la presse ainsi que la télévision aux mains des grands groupes privés ?
Si vous lisez les articles du Journal Chrétien, regardez nos émissions sur Chrétiens TV, partagez nos contenus dans les réseaux sociaux ou pensez qu’une autre voix doit continuer d’exister dans le débat public, alors c’est maintenant qu’il faut agir.


