Onu: La Russie veut évoquer ses craintes sur une « bombe sale » ukrainienne au Conseil de sécurité
par Michelle Nichols
NATIONS UNIES (Reuters) – La Russie compte évoquer au sein du Conseil de sécurité des Nations unies ses soupçons sur un projet d’attaque à la « bombe sale » par l’Ukraine et elle a exhorté le secrétaire général de l’Onu, Antonio Guterres, à faire tout son possible pour « empêcher ce crime odieux de survenir ».
Des responsables russes ont multiplié les conversations téléphoniques dimanche et lundi avec des interlocuteurs américains et européens pour leur faire part de ces soupçons.
Le président ukrainien Volodimir Zelensky a accusé la Russie de préparer elle-même une attaque avec une « bombe sale », arme contenant des matériaux radioactifs qui se disséminent après l’explosion, afin d’en accuser ensuite l’Ukraine. Les pays occidentaux ont aussi rejeté les soupçons russes, qu’ils interprètent comme un prétexte destiné à justifier une nouvelle escalade militaire.
« Nous considérerons l’utilisation de la ‘bombe sale’ par le régime de Kiev comme un acte de terrorisme nucléaire », écrit l’ambassadeur de Russie à l’Onu, Vassili Nebenzia, dans une lettre adressée lundi à Antonio Guterres et au Conseil de sécurité, et que Reuters a pu consulter.
« Nous exhortons les pays occidentaux à user de leur influence sur le régime à Kiev pour qu’il renonce à ses dangereux projets menaçant la paix et la sécurité internationales », ajoute-t-il. « Nous appelons le secrétaire général des Nations unies à faire tout ce qui est en son pouvoir pour empêcher ce crime odieux de survenir. »
La Russie a informé les autres membres du Conseil qu’elle soulèverait cette question mardi lors d’une réunion à huis clos, a-t-on appris auprès de diplomates.
Le Conseil s’est déjà réuni à de nombreuses reprises au sujet de la guerre en Ukraine, que Moscou qualifie d' »opération militaire spéciale », sans aboutir à des décisions significatives, la Russie disposant d’un droit de veto en tant que membre permanent comme la Chine, les Etats-Unis, la France et la Grande-Bretagne.
(Reportage Michelle Nichols, version française Bertrand Boucey)
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