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Israël et Hamas ignorent les appels à un cessez-le-feu

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Israël a mené mardi des frappes aériennes dans la bande de Gaza et les activistes palestiniens ont repris leurs tirs de roquettes après une brève pause durant la nuit, lors de laquelle l’Onu a envoyé un convoi de carburant dans l’enclave où 52.000 personnes ont selon elle été déplacées.

Les dirigeants israéliens ont annoncé qu’ils intensifiaient l’offensive destinée à détruire les capacités militaires du Hamas et du Djihad islamique, les deux camps restant officiellement sourds aux appels des Etats-Unis et d’autres puissances mondiales à un cessez-le-feu.

Deux travailleurs thaïlandais ont été tués et sept autres personnes blessés par le tir d’une roquette contre une ferme israélienne située juste au-dessus de la frontière avec Gaza, a rapporté la police. Le Hamas et le Djihad islamique ont revendiqué l’attaque.

Les villes d’Ashdod et de Beersheba, plus au nord, ont elles aussi été les cibles de tirs de roquettes.

Selon des habitants de Gaza, l’armée israélienne a continué de mener d’intenses offensives aériennes. Des témoins ont déclaré qu’un obus tiré par un char israélien avait atteint une usine de peinture dans le sud de la bande de Gaza, provoquant l’incendie du bâtiment.

« Nous continuerons tant que nécessaire pour rétablir le calme pour l’ensemble des citoyens palestiniens », a déclaré le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, dans la lignée des commentaires qu’il a effectués ces derniers jours.

« Autre chose: je suis sûr que tous nos ennemis autour de nous voient le prix que nous exigeons pour l’agression menée contre nous et je suis certain qu’ils vont retenir cette leçon », a-t-il ajouté dans une vidéo diffusée sur Twitter dans laquelle il s’exprimait depuis un hangar aérien.

L’UE VEUT ÉTUDIER UNE REPRISE DES NÉGOCIATIONS

Le conflit, le plus grave depuis au moins 2014 entre Israéliens et Palestiniens, a déjà fait 215 morts, dont 61 enfants et 36 femmes, dans la bande de Gaza, selon les autorités de l’enclave. Douze personnes ont été tuées en Israël, dont deux enfants.

Près de 450 bâtiments de la bande de Gaza ont été détruits ou gravement endommagés, dont six hôpitaux et neuf centres de soins, a rapporté l’agence humanitaire des Nations unies (OCHA).

Israël a dénoncé le tir de plus de 3.450 roquettes depuis Gaza en direction de l’Etat hébreu, dont certaines n’ont pas atteint le territoire israélien tandis que d’autres ont été détruites par le système de défense antiaérienne Dôme de Fer.

Les deux camps restent officiellement sourds aux inquiétudes de la communauté internationale, malgré le soutien à un cessez-le-feu exprimé par le président américain Joe Biden et les efforts diplomatiques entrepris par son homologue français Emmanuel Macron, qui appuie une tentative de médiation de l’Egypte.

Réunis mardi par vidéo-conférence, les ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne, dont les positions divergent sur le conflit, comptent lancer un appel à un cessez-le-feu immédiat entre Israël et les Palestiniens et marquer leur volonté de relancer le processus de paix proche-oriental par le biais du « Quartet » de médiateurs (UE, Etats-Unis, Russie, Onu).

Illustration des craintes internationales d’une extension de la crise, l’armée israélienne a dit avoir tué un Palestinien ayant tenté d’attaquer des militaires en Cisjordanie à l’aide d’une arme à feu et d’explosifs. Elle a aussi annoncé avoir abattu un drone près de la frontière avec la Jordanie.

Une grève générale a été organisée mardi à Jérusalem-Est, en Cisjordanie occupée et parmi la minorité arabe d’Israël, qui représente 21% de la population du pays.

La plupart des commerces tenus par des Palestiniens à Jérusalem-Est ont fermé, notamment dans la Vieille Ville. A Haïfa, ville du nord d’Israël abritant à la fois des populations juives et arabes, l’un des organisateurs du mouvement, Radja Zaatar, a déclaré à Reuters que 90% des commerces avaient gardé leur rideau fermé dans les quartiers arabes.

L’ARMÉE ISRAÉLIENNE « NE PARLE PAS D’UN CESSEZ-LE-FEU »

Le conflit a véritablement éclaté le 10 mai après des jours d’affrontements entre forces israéliennes et Palestiniens autour de la mosquée Al Aqsa, au coeur de la Vieille Ville de Jérusalem, en plein ramadan, mois sacré pour les musulmans, sur fond de menace de nouvelles expulsions de familles palestiniennes de Jérusalem-Est.

Il a aussi provoqué des violences entre certains membres des communautés juives et arabes à l’intérieur même d’Israël.

Yuval Steinitz, ministre issu du Likoud, le parti conservateur du Premier ministre Benjamin Netanyahu, a déploré dans une interview donnée à la radio de l’armée que la grève observée ce mardi porte « un nouveau coup à la délicate fabrication de relations et d’une coopération entre Juifs et Arabes ».

Hidai Zilberman, porte-parole de l’armée israélienne, a déclaré que Tsahal allait poursuivre ses opérations à Gaza pour mettre fin aux tirs de roquettes palestiniennes conformément à une liste de cibles établie pour les prochaines 24 heures.

L’armée israélienne « ne parle pas d’un cessez-le-feu », a-t-il dit à la radio de l’armée. « Nous sommes concentrés sur les tirs », a-t-il ajouté.

Des habitants de Gaza ont dénombré au moins 60 frappes israéliennes entre minuit et 10h00 du matin (07h00 GMT), soit une intensité à peu près identique aux nuits précédentes. Aucune victime n’a toutefois été signalée, ont dit les autorités sanitaires de l’enclave, où la recherche de morts éventuels est toutefois difficile sous les décombres des installations et des bâtiments détruits par les raids israéliens.

En Israël, les sirènes d’alerte qui ont retenti au cours de la nuit ont indiqué que les roquettes tirées par les activistes palestiniens visaient davantage les zones proches de la frontière que des villes situées plus loin à l’intérieur du territoire israélien, malgré la menace lundi du Hamas de s’en prendre à nouveau à Tel-Aviv.

(avec Sinan Abu Mayzer et Stephen Farrell à Jerusalem, Zainah El-Haroun et Ali Sawafta à Ramallah; version française Bertrand Boucey et Jean Terzian, édité par Jean-Stéphane Brosse)

Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien


Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.

Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires


A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain. 

Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public 



Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature. 
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme. 
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives. 
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires). 
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne. 

Le piège de l’uniformisation de l'information


L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire); 
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.  
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite. 

Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !


Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés. 
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises. 
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales. 

1. Le Journal Chrétien,  un service de presse en ligne reconnu par l’Etat

Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.
La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne. 
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

2. Chrétiens TV, chaîne 483 de Free

Chrétiens TV est une chaîne de télévision chrétienne francophone reconnue par l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (ARCOM) et diffusée en continu sur le canal 483 de l’opérateur Free en France ainsi que sur Apple TV, Roku TV, Amazon Fire TV, les applications Chrétiens TV et Free TV (iOS ou Android), les sites Chrétiens TV et https://tv.free.fr
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