Burnham ne ferme pas la porte à un retour de Londres dans l’UE, Macron s’en félicite
Le Premier ministre britannique Andy Burnham a déclaré mercredi que le Royaume-Uni devait envisager différentes options pour sa relation future avec l’Union européenne (UE), n’excluant pas un retour de Londres dans les Vingt-Sept, arguant que le Brexit avait « fait plus de mal que de bien ».
Mardi, à l’occasion de la conférence annuelle du Parti travailliste, Andy Burnham, qui a milité contre le Brexit lors du référendum de 2016, a déclaré que la nation britannique devait considérer les différentes options pour « la relation à long terme du Royaume-Uni avec nos partenaires européens ».
La sortie de Londres de l’UE n’a pas permis au Royaume-Uni de « reprendre le contrôle » comme l’avaient promis les partisans du Brexit, selon le Premier ministre britannique.
Cette décision a affaibli le pays, notamment sur le plan économique, et exposé le Royaume-Uni à une immigration massive, a-t-il ajouté.
Cette déclaration intervient dix ans après que les Britanniques se sont en majorité prononcés en faveur du Brexit, le début d’une décennie marquée par une instabilité politique, une croissance économique au ralenti et des débats clivants sur l’étendue des liens que le pays doit conserver avec son principal partenaire commercial.
Lors d’une interview accordée mercredi à la BBC, Andy Burnham a de nouveau déclaré que le Royaume-Uni devait envisager les différentes options qui s’offrent à lui.
Parmi celles-ci, il n’exclut pas l’hypothèse d’une nouvelle adhésion à l’UE, ni un retour dans le marché commun, au risque de raviver les divisions amères à travers le pays concernant la rupture avec le bloc communautaire.
Depuis Madrid, où il effectue une visite d’Etat, le président de la République Emmanuel Macron a salué par un « Welcome back » prononcé en anglais les annonces du Premier ministre britannique.
« Si les Britanniques veulent revenir et si le Premier ministre va dans ce sens, je pense que c’est une très bonne nouvelle à la fois pour son pays et pour les Européens », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse commune avec le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez.
« Les Britanniques ont toujours été utiles pour nous aider à simplifier les choses, des partenaires exigeants », a-t-il ajouté, estimant qu’Andy Burnham « a raison d’avoir cette audace » de rouvrir le débat.
Pedro Sanchez a lui aussi réagi aux déclarations de son homologue britannique.
« Le Brexit a été une énorme perte, tant pour la population britannique que pour l’ensemble du projet européen. Par conséquent, si le Royaume-Uni prenait une décision dans le sens que vous évoquez, alors, bien sûr, l’Espagne l’applaudirait et ouvrirait de nouveau les bras à un peuple frère », a-t-il dit.
Un sommet entre l’UE et le Royaume-Uni prévu cet été a été annulé après la démission du Premier ministre britannique de l’époque Keir Starmer et devrait être reprogrammé au mois de novembre.
Andy Burnham a déclaré mardi vouloir se servir de ce sommet avec l’UE comme première étape pour rebâtir les liens bilatéraux et chercher ainsi à soutenir la croissance et la prospérité en Grande-Bretagne.
S’il a exprimé par le passé son désir de voir de son vivant la Grande-Bretagne réintégrer l’UE, Andy Burnham a dit récemment qu’il ne proposait aucunement une telle démarche, assurant respecter le résultat du référendum de 2016.
(Reportage de Victoria Waldersee, Sam Tabahriti et Elizabeth Piper; Zhifan Liu pour la version française, édité par Benoit Van Overstraeten)
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Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
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Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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