Moscou admet la présence de troupes ukrainiennes sur la rive est du Dniepr
par Tom Balmforth et Yuliia Dysa
KYIV (Reuters) – La Russie a reconnu mercredi pour la première fois que des forces ukrainiennes avaient pris position sur la rive est du Dniepr contrôlée par les forces russes dans le sud de l’Ukraine.
Vladimir Saldo, le gouverneur nommé par Moscou pour diriger la zone occupée de l’oblast de Kherson, a admis dans un communiqué que des soldats ukrainiens avaient réussi à franchir le fleuve, tout en affirmant que les forces russes les avaient immobilisés et leur faisaient subir un « enfer ».
Le chef de cabinet du président ukrainien Volodimir Zelensky, Andriy Yermak, a déclaré mardi que les forces de Kyiv avaient réussi « contre toute attente » à s’implanter sur la rive gauche et que la contre-offensive lancée en juin dernier par l’Ukraine, sans percée majeure à ce jour, « se développait ».
Un porte-parole de l’armée ukrainienne a ajouté mercredi que les troupes ukrainiennes s’employaient à repousser les forces russes des rives du fleuve, qui constitue une redoutable barrière naturelle sur le champ de bataille.
Reuters n’a pu vérifier ces informations des deux camps.
Dans son communiqué, Vladimir Saldo déclare que les forces ukrainiennes opèrent par petits groupes dans une zone située entre un pont ferroviaire et le village de Krynky, soit une distance d’environ 20 km. Il évalue leur nombre à environ une compagnie et demie, soit plusieurs centaines de soldats.
Vladimir Saldo affirme que des renforts russes ont été déployés, que « l’ennemi est pris au piège dans Krynky et (que) le feu de l’enfer a été préparé pour lui : bombes, roquettes, lance-flammes, obus d’artillerie et drones ».
« (Les Ukrainiens) sont dans des caves et courent chaque nuit d’une cave à l’autre. Au cours des seuls deux ou trois derniers jours, les pertes totales de l’ennemi totalisent une centaine de combattants », a-t-il encore assuré.
Le village de Krynky est situé près du Dniepr, à une trentaine de kilomètres au nord-est de la ville de Kherson, capturée par la Russie au début de son invasion de février 2022 et reprise par l’Ukraine il y a près d’un an jour pour jour.
Natalia Houmeniouk, porte-parole du commandement Sud de l’armée ukrainienne, a décrit une situation « plutôt volatile » sur la ligne de front.
« Nos efforts pour repousser (les Russes) s’étendent sur une ligne de 3 à 8 km de profondeur le long des berges », a-t-elle dit à la télévision, ajoutant qu’elle observerait désormais le silence sur les opérations, « ce qui nous permettra plus tard d’annoncer de grands succès ».
La région de Kherson est l’un des principaux axes de la contre-offensive lancée en juin dernier par l’Ukraine. La semaine dernière, l’armée russe a déclaré que ses forces avaient fait échouer une tentative des Ukrainiens de constituer une tête de pont sur la rive est du Dniepr, en leur infligeant de lourdes pertes.
Il y a quelques jours, deux agences de presse russes contrôlées par l’Etat ont diffusé puis retiré des alertes annonçant que Moscou déplaçait ses troupes vers des « positions plus favorables » dans la région. Le ministère russe de la Défense a qualifié ces informations d’erronées.
(Rédigé par Andrew Osborn, Jean-Stéphane Brosse pour le service français, édité par Kate Entringer)
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