L’Onu réduit son appel de fonds pour 2026 malgré l’augmentation des besoins
GENÈVE, 8 décembre (Reuters) – L’Organisation des Nations unies (Onu) a réduit de moitié son appel de fonds pour 2026, en raison notamment de la chute des financements des donateurs à un moment où les besoins humanitaires n’ont jamais été aussi élevés.
L’Onu estime que son appel de fonds de 23 milliards de dollars (19,74 milliards d’euros) exclura des dizaines de millions de personnes en détresse, forçant les agences onusiennes à cibler uniquement les cas les plus urgents.
Ces coupes s’ajoutent à d’autres défis pour les agences d’aide, notamment les risques sécuritaires pour le personnel.
« Ce sont finalement les coupes qui nous obligent à faire ces choix difficiles, brutaux », a déclaré Tom Fletcher, responsable de l’aide humanitaire de l’Onu, à la presse.
« Nous sommes débordés, sous-financés et attaqués », a-t-il ajouté.
Il y a un an, l’Onu visait 47 milliards de dollars de financement pour 2025, un chiffre ensuite revu à la baisse après la réduction des aides par le président américain Donald Trump et d’autres grands donateurs occidentaux, dont l’Allemagne.
Les données de novembre ont montré qu’elle n’avait reçu que 12 milliards de dollars jusqu’à présent, le montant le plus bas en 10 ans, couvrant à peine plus d’un quart des besoins.
Le plan pour 2026 cible 87 millions de personnes jugées prioritaires et dont la vie est en jeu. L’Onu précise toutefois qu’environ un quart de milliard de personnes ont besoin d’une assistance urgente et qu’elle pourrait en assister 135 millions pour un coût de 33 milliards de dollars, si les fonds sont disponibles.
La plus importante demande, 4 milliards de dollars, vise les territoires palestiniens occupés. La majeure partie de cette somme est destinée à Gaza, dévastée par les deux années de conflit entre Israël et le Hamas, laissant la quasi-totalité des 2,3 millions d’habitants sans abri et dépendants de l’aide.
Le Soudan arrive en deuxième position, suivi de la Syrie.
DES RÉPONSES HUMANITAIRES SOUS PRESSION
Le Conseil norvégien pour les réfugiés (NRC), une ONG majeure opérant dans de nombreuses crises humanitaires, y compris à Gaza et au Soudan, a averti lundi que les limites de financement pousseraient les réponses humanitaires à leur paroxysme.
Maureen Magee, directrice des opérations du NRC, a indiqué dans un communiqué que l’organisation craignait qu’un manque de financement ne prive des millions de personnes en crise, notamment en République démocratique du Congo, en Birmanie et en Syrie, d’une aide vitale.
L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) a également réduit ses ambitions, demandant dans son appel pour 2026 la moitié des fonds sollicités l’an dernier.
Elle a demandé 4,7 milliards de dollars pour venir en aide à 41 millions de personnes déplacées par les conflits ou le changement climatique, ainsi que pour faciliter leur retour. Elle a déclaré avoir déjà obtenu 1,3 milliard de dollars. L’an dernier, elle avait sollicité 8,2 milliards pour 101 millions de personnes.
Les agences humanitaires de l’Onu dépendent largement des contributions volontaires des pays occidentaux, les États-Unis restant le premier donateur historique.
Les données de l’Onu montrent que Washington conserve la première place en 2025 malgré les coupes de Donald Trump, mais sa part est tombée de plus d’un tiers à 15,6% cette année.
(Rédigé par Emma Farge et Olivia Le Poidevin, version française Elena Smirnova, édité Kate Entringer)
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