L’Onu appelle Pologne et Biélorussie à sortir les migrants de leurs « terribles conditions »
GENEVE (Reuters) – La Biélorussie et la Pologne ne cessent de se renvoyer les migrants massés à leur frontière commune, les privant ainsi de nourriture, d’eau potable et d’abris, a déclaré mardi le Haut Commissariat aux droits de l’homme (HCDH) des Nations unies, exhortant les deux pays à « régler cette situation épouvantable ».
Une équipe du HCDH s’est rendue du 29 novembre au 3 décembre en Pologne, où les migrants et les réfugiés qu’elle a interrogés ont dit avoir été victimes de violences et de menaces en Biélorussie, a rapporté une porte-parole du Haut Commissariat.
« Les personnes interrogées ont décrit des conditions terribles des deux côtés de la frontière, avec peu ou pas d’accès à la nourriture, à l’eau potable et à des abris, souvent dans des températures glaciales », a déclaré Elizabeth Throssell à des journalistes.
Beaucoup ont dit avoir été battues ou menacées par les forces de sécurité en Biélorussie, qui, selon certains migrants, exigent des « sommes exorbitantes » en échange d’eau et de nourriture et les forcent à tenter de franchir la frontière avec la Pologne.
Les autorités polonaises et biélorusses n’avaient pas de commentaire à faire lorsqu’elles ont été contactées par Reuters.
La Pologne et l’Union européenne ont accusé le président biélorusse Alexandre Loukachenko d’avoir créé une crise migratoire aux frontières orientales du bloc, en représailles aux sanctions de l’UE après sa réélection contestée d’août 2020.
La Biélorussie rejette ces accusations et affirme que l’UE est responsable de cette crise humanitaire.
De nombreux migrants interrogés par l’équipe du HCDH ont dit avoir franchi la frontière dans les deux sens à de multiples reprises en raison des « pratiques récurrentes des deux pays de pousser les gens jusqu’à ou au-delà de la frontière », a dit Elizabeth Throssell.
Le Haut Commissariat, qui affirme que la Biélorussie a rejeté sa demande d’une visite sur place, a exhorté les deux pays à « garantir que les droits humains des réfugiés et des migrants sont au coeur de leurs actions ».
(Reportage Paul Carrel; avec Emma Farge, Pavel Polityuk et Anna Koper, version française Bertrand Boucey, édité par Blandine Hénault)
Le Journal Chrétien est un média indépendant financé par des chrétiens comme vous, en accès libre, sans subventions ni publicité. La générosité de la communauté chrétienne garantit notre indépendance.
Aujourd’hui, une poignée de chrétiens rendent possible une information indépendante accessible gratuitement à des millions de personnes sur nos sites, nos applications et notre chaîne de télévision chrétienne.
Chaque article, chaque émission, chaque reportage, chaque enquête existe uniquement grâce à votre générosité. C’est ce qui nous permet de répondre à l’immense soif spirituelle de nos contemporains et ce, avec une exigence de qualité journalistique reconnue, et de donner la parole à ceux qu’on n’entend jamais ailleurs.
Mais aujourd’hui, nous arrivons à un moment décisif. Partout, les médias indépendants sont fragilisés, attaqués, précarisés. Pendant que quelques grandes fortunes verrouillent toujours davantage le paysage médiatique, les médias chrétiens et tous ceux qui refusent de se soumettre sont maintenus sous pression permanente.
Le Journal Chrétien et sa chaîne Chrétiens TV, diffusée sur le canal 246 de la Freebox, n’échappent pas à cette réalité. Oui, nos médias chrétiens pourraient disparaître si nous ne parvenons pas à toucher de nouveaux donateurs dans les prochains mois.
Je soutiens le Journal Chrétien !
Au moment où les milliardaires étendent leur emprise sur l’information, nous pensons au contraire qu’il faut plus de travail de terrain, plus de reportages, plus d’enquêtes, plus de pluralisme, plus de médias chrétiens capables de résister aux pressions religieuses, politiques et économiques. C’est pour cela que nous lançons un appel à la communauté chrétienne.
La question est simple : voulons-nous laisser mourir les médias chrétiens et laisser la presse ainsi que la télévision aux mains des grands groupes privés ?
Si vous lisez les articles du Journal Chrétien, regardez nos émissions sur Chrétiens TV, partagez nos contenus dans les réseaux sociaux ou pensez qu’une autre voix doit continuer d’exister dans le débat public, alors c’est maintenant qu’il faut agir.



