L’Iran nie tout empoisonnement d’écolières, dénonce une manipulation
(Reuters) – Le ministère iranien du Renseignement a accusé vendredi des « ennemis » de l’étranger et des opposants d’avoir alimenté une psychose sur des intoxications présumées d’écolières en Iran, assurant que ses investigations n’avaient trouvé aucune trace d’empoisonnement.
Cette vague d’intoxications présumées a affecté ces derniers mois des milliers d’élèves et provoqué une nouvelle vague de mécontentement contre les autorités de la République islamique après les grandes manifestations déclenchées par la mort en septembre de Mahsa Amini, une jeune Kurde, aux mains de la police des moeurs.
« Le rôle des ennemis dans le développement de cette crise est certain et indéniable. Des individus, des entités et les médias occidentaux (en particulier en langue persane) (…) se sont concentrés sur ce sujet au cours des derniers mois, ainsi que des responsables politiques étrangers et des organisations internationales », a déclaré le ministère iranien dans un rapport relayé par les médias officiels.
« Lors des investigations sur le terrain et en laboratoire (…) aucune substance toxique susceptible de provoquer des empoisonnements n’a été trouvée (…) et il n’y a eu aucun décès ni conséquences physiques de long terme », a ajouté le ministère du Renseignement.
Le rapport accuse des opposants, non identifiés, d’avoir provoqué la peur pour fabriquer des vidéos de propagande et promet des poursuites contre ceux « qui ont accusé le gouvernement (…) et se sont alignés sur l’ennemi ».
Les autorités de la République islamique ont déjà imputé la responsabilité de ces intoxications présumées à des « ennemis » cherchant à affaiblir l’élite cléricale au pouvoir.
Mais les soupçons se sont portés davantage sur des groupes radicaux s’auto-proclamant gardiens de leur interprétation de l’islam.
Les intoxications présumées ont commencé en novembre dernier dans la ville sainte de Qom et se sont étendues par la suite à 28 des 31 provinces iraniennes, selon l’agence de presse Hrana, fondée par des défenseurs des droits de l’Homme.
(Rédaction de Dubaï, version française Jean-Stéphane Brosse)
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