L’Iran dit avoir arrêté 139 étrangers pour les manifestations dans la province de Yazd
DUBAÏ, 3 février (Reuters) – La police iranienne a arrêté 139 étrangers jusqu’à présent dans la province de Yazd pour leur participation aux récentes manifestations en Iran, rapporte mardi l’agence semi-officielle de presse Tasnim sans préciser leurs nationalités.
La province de Yazd dans le centre de l’Iran est une région en grande partie désertique et peu densément peuplée, avec un peu plus d’un million d’habitants. Elle a été l’une des nombreuses provinces théâtres de manifestations en janvier en Iran.
Ce mouvement de contestation, qui visait initialement fin décembre à dénoncer les difficultés économiques de la population avant de se transformer en manifestation de rejet du régime, a été réprimé avec une force inédite depuis l’avènement de la république islamique en Iran en 1979. Le bilan officiel s’établit à 3.117 morts mais des organisations de défense des droits humains affirment qu’il est bien plus élevé. HRANA, organisme basé aux Etats-Unis, dit que près de 50.000 personnes ont en outre été arrêtées jusqu’à présent.
Les autorités iraniennes accusent les Etats-Unis et Israël d’avoir nourri l’agitation.
« Ces individus (étrangers) ont joué un rôle actif dans l’organisation, l’incitation et la direction des désordres et dans certains cas ont été en contact avec des réseaux à l’étranger », a dit le chef de la police de Yazd, Ahmad Negahban, cité par Tasnim.
Les autorités ont prévenu les personnes arrêtées pour des accusations de violence qu’elles en subiraient de graves conséquences.
« Ceux qui ont joué un rôle dans la sédition américaine et l’ont soutenue ne seront pas épargnés », a déclaré mardi le porte-parole de l’appareil judiciaire iranien, Asghar Jahangir.
Les médias iraniens ont rapporté lundi l’arrestation de quatre étrangers à Téhéran à la suite de la contestation du mois de janvier. Ils n’avaient auparavant jamais évoqué la présence d’étrangers dans leurs informations quotidiennes sur ces vagues d’arrestations.
A la suite d’une guerre de 12 jours en juin dernier au cours de laquelle Israël a bombardé l’Iran après s’être appuyé sur des agents présents en territoire iranien dans la première phase de son offensive, Téhéran a accéléré sa campagne d’expulsions de ressortissants afghans, qui composent la plus importante communauté étrangère dans le pays.
(Rédaction de Dubaï, version française Bertrand Boucey, édité par Kate Entringer)
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