Libye: La ville martyre de Tarhouna pourrait abriter des dizaines de fosses communes, selo l’Onu
par Emma Farge et Angus McDowall
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GENÈVE (Reuters) – Des fosses communes, possiblement au nombre d’une centaine, restent à mettre au jour à Tarhouna, dans l’ouest de la Libye, où la milice des « Kaniyat » a emprisonné, torturé et exécuté des centaines de civils de 2016 à 2020, a déclaré lundi une mission d’enquête de l’Onu.
La Mission d’établissement des faits doit rendre cette semaine un rapport de 51 pages au Conseil des droits de l’homme de l’Onu sur les exactions de sept frères, les Kani, d’abord alliés au gouvernement d’union nationale de Tripoli (GNA), puis passés en 2019 dans le camp du maréchal Khalifa Haftar, commandant de l’Armée nationale libyenne, dans l’Est libyen.
La milice a quitté la ville en 2020.
La mission forte de 18 enquêteurs, qui a recueilli des témoignages d’habitants et s’est rendue deux fois sur les lieux, déclare disposer d’éléments attestant de crimes contre l’humanité. Quatre responsables présumés ont été identifiés.
Au nombre des victimes, des personnes handicapées, des femmes et des enfants, selon l’Onu.
A ce stade, 247 corps ont été découverts par les autorités libyennes dans des tombes individuelles ou des fosses communes dans le secteur de Tarhouna, au sud de Tripoli.
« Selon des sources bien informées, il pourrait y avoir jusqu’à une centaine de fosses communes qui n’ont pas été mises au jour », indique le rapport. Trois sites sont considérés à ce titre comme suspects.
Dans ses conclusions, la MEI appelle les autorités libyennes à poursuivre les recherches et à établir un tribunal spécial.
(Rédigé par Emma Farge, version française Augustin Turpin, édité par Sophie Louet)
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