L’escalade militaire se poursuit entre l’Inde et le Pakistan
par Aftab Ahmed et Charlotte Greenfield
JAMMU/SRINAGAR, INDE (Reuters) – L’Inde et le Pakistan se sont livrés vendredi à de nouvelles attaques de part et d’autre de leur frontière commune à l’aide de drones et de tirs d’artillerie malgré les appels à la retenue de la communauté internationale.
Le conflit, déclenché par des raids aériens indiens en territoire pakistanais dans la nuit de mardi à mercredi, en représailles à un attentat au Cachemire indien le 22 avril, est déjà le plus meurtrier entre les deux puissances nucléaires depuis 1999, avec une quarantaine de morts recensés.
Il menace de dégénérer en guerre ouverte, la première depuis celle de 1971, la troisième que se sont livrée les deux pays depuis leur indépendance et la partition de 1947.
L’armée indienne a accusé les forces pakistanaises de « multiples » violations du cessez-le-feu dans la nuit de jeudi à vendredi le long de la ligne de contrôle séparant la région himalayenne du Cachemire, revendiquée à la fois par New Delhi et Islamabad. Elle a ajouté avoir « repoussé efficacement » des attaques de drones et effectué une « riposte appropriée ».
Une femme a été tuée et trois autres personnes ont été blessées par des tirs d’artillerie lourde dans le secteur d’Uri, au Cachemire indien, a dit une source au sein des services de sécurité. La police indienne des frontières a dit quant à elle avoir déjoué une « tentative d’infiltration majeure » jeudi soir dans la région de Samba.
Le ministre pakistanais de l’Information, Attaullah Tarar, a dénoncé des informations « erronées et sans fondement », assurant n’avoir mené « aucune action offensive » au Cachemire indien ni au-delà de la frontière internationale entre les deux pays.
Les autorités du Cachemire pakistanais ont par la suite annoncé la mort de cinq civils dont un enfant dans des bombardements indiens qui auraient également fait 29 blessés aux premières heures de la journée.
Sollicité pour des commentaires, le ministère indien de la Défense n’a pas donné suite dans l’immédiat.
SIRÈNES D’ALERTE À AMRITSAR
Des villageois fuyaient les régions frontalières. Des habitants de nombreuses villes se ruaient dans les magasins pour se procurer des denrées essentielles.
Les sirènes ont retenti pendant plus de deux heures vendredi à Amritsar, ville indienne proche de la frontière qui abrite le temple d’Or, révéré par les Sikhs, où les habitants ont reçu instruction de rester confinés chez eux. Les touristes ont fui la ville par la route, l’aéroport étant fermé.
D’autres régions indiennes ont pris des mesures de précaution, comme à Bhuj dans l’Etat du Gujarat (sud-ouest), où les autorités ont réquisitionné des autocars en cas d’évacuation des habitants des zones frontalières avec le Pakistan.
L’autorité maritime indienne a ordonné à tous les ports, terminaux et chantiers navals de renforcer leur sécurité en raison de « menaces potentielles ».
Les deux pays restent sourds aux appels à la désescalade réitérés ces derniers jours par la communauté internationale.
« Nous voulons une désescalade aussi rapide que possible. Nous ne pouvons cependant pas contrôler ces pays », a déclaré le vice-président américain J.D. Vance jeudi dans une interview à Fox News.
Le ministre saoudien des Affaires étrangères, Adel al Joubeir, est attendu vendredi au Pakistan, selon un haut responsable d’Islamabad. Il s’est rendu jeudi en Inde où il a rencontré son homologue Subrahmanyam Jaishankar.
(Aftab Ahmed à Jammu, Fayaz Bukhari à Srinagar, Saurabh Sharma à Amritsar, Ariba Shahid à Karachi, avec la contribution de Nilutpal Timsina à Bangalore, rédigé par Sakshi Dayal; version française Camille Raynaud et Jean-Stéphane Brosse, édité par Kate Entringer)
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