Les USA dispensent les entreprises de forage du golfe du Mexique de l’obligation de protéger les espèces menacées
par Nichola Groom
31 mars (Reuters) – Une commission fédérale américaine, qui s’est réunie pour la première fois depuis plus de trente ans, a voté mardi à l’unanimité en faveur d’une dérogation à la loi visant à protéger les espèces menacées, notamment les baleines, les oiseaux et les tortues marines, pour les entreprises de forage pétrolier et gazier dans le golfe du Mexique.
La réunion du Comité des espèces menacées, surnommé le « God Squad » en raison de son pouvoir d’accorder des dérogations à la loi sur les espèces menacées (Endangered Species Act, ESA) datant de l’ère Nixon, constitue la dernière initiative de l’administration Trump visant à assouplir les réglementations qui, selon elle, freinent la production énergétique nationale.
Les six membres du comité – le secrétaire à l’Intérieur Doug Burgum, la secrétaire à l’Agriculture Brooke Rollins, le secrétaire à l’Armée Dan Driscoll, l’administrateur de l’Agence de protection de l’environnement Lee Zeldin, l’administrateur de l’Administration nationale océanique et atmosphérique Neil Jacobs et le président par intérim du Conseil des conseillers économiques Pierre Yared – ont déclaré qu’ils avaient été tenus de voter en faveur de l’exemption car celle-ci avait été demandée par le secrétaire à la Défense Pete Hegseth.
Doug Burgum, président du comité, a invoqué la perturbation mondiale de l’approvisionnement en pétrole due à la guerre en Iran pour établir un lien entre cette question et la nécessité de disposer d’approvisionnements énergétiques nationaux afin de soutenir les opérations militaires et la préparation opérationnelle.
« Les événements actuels ont montré l’impact de ce qui peut se produire lorsque des sources d’énergie majeures sont mises hors service », a-t-il déclaré.
Pete Hegseth, qui était assis à côté de Doug Burgum lors de la réunion diffusée en direct, a expliqué qu’il avait demandé cette dérogation en raison de l’existence poursuites judiciaires en cours menaçant de mettre un terme aux activités pétrolières et gazières dans le golfe.
« Nous ne pouvons pas laisser nos propres règles affaiblir notre position et renforcer ceux qui souhaitent nous nuire », a déclaré Pete Hegseth. « C’est pourquoi, pour ces raisons, l’exemption de la loi sur les espèces menacées d’extinction dans le golfe n’est pas seulement une bonne idée, c’est une question cruciale de sécurité nationale ».
L’ESA autorise des dérogations si le secrétaire à la Défense estime qu’elles sont nécessaires pour des raisons de sécurité nationale, une disposition qui n’avait jamais été utilisée jusqu’ici.
La baleine de Rice, espèce menacée, a fait l’objet de litiges liés à l’exploration pétrolière et gazière dans le golfe ces dernières années. Une analyse environnementale fédérale réalisée l’année dernière a conclu que les collisions avec des navires liées au forage pétrolier et gazier risquaient de menacer l’existence de cette baleine.
Selon la l’Administration nationale océanique et atmosphérique, les baleines de Rice comptent parmi les espèces de baleines les plus rares au monde, avec moins de 100 individus restants.
Les associations environnementales ont promis de contester ce vote devant les tribunaux.
« Cette action immorale de Pete Hegseth et des acolytes de (Donald) Trump est aussi horrible qu’illégale, et nous la ferons annuler devant les tribunaux », a déclaré Brett Hartl, directeur des affaires gouvernementales au Center for Biological Diversity, dans un communiqué envoyé par e-mail.
Un groupe représentant l’industrie pétrolière et gazière a déclaré que les activités dans le golfe restaient soumises à des protections environnementales en vertu d’une série d’autres lois fédérales, notamment la loi sur la protection des mammifères marins et la loi sur la politique environnementale nationale.
« La décision d’aujourd’hui montre que ces protections solides sont en place et qu’il ne faut pas laisser les poursuites judiciaires répétées menées par des groupes militants contre une industrie légale et bien réglementée entraver indéfiniment des projets d’importance nationale évidente », a déclaré Erik Milito, président de la National Ocean Industries Association, dans un communiqué envoyé par e-mail.
(Reportage de Nichola Groom ; Mara Vilcu pour la version francaise, édité par Benoit Van Overstraeten)
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Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
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3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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