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Japon: Sanae Takaichi confrontée aux investisseurs obligataires à l’approche des élections de dimanche

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par Kevin Buckland

TOKYO, 2 février (Reuters) – La Première ministre japonaise, Sanae Takaichi, fait face à un test crucial sur les marchés à l’approche de l’élection législative anticipée prévue dimanche, où elle espère qu’une victoire décisive lui donnera le mandat nécessaire pour mener une politique budgétaire expansionniste.

Le ministère des Finances procédera jeudi, trois jours avant l’ouverture des urnes, à une adjudication de dette d’environ 700 milliards de yens (3,79 milliards d’euros) en obligations à 30 ans.

Cette échéance est très sensible aux préoccupations concernant l’assouplissement des ​restrictions budgétaires, comme l’a démontré la réaction des investisseurs lorsque, le mois dernier, la Première ministre a promis ‍de suspendre pendant deux ans une ⁠taxe de 8% sur les produits alimentaires.

Les adjudications d’obligations sont un moment particulièrement délicat pour les investisseurs, inquiets de l’état des finances du Japon, dont ⁠la dette publique s’élève à environ 230% du produit intérieur brut (PIB), soit le niveau le plus élevé des pays développés.

Les rendements ont atteint de nouveaux records lors de quatre des cinq dernières ventes d’obligations à 30 ans, soit à l’approche des résultats des adjudications, soit immédiatement après.

Cela inclut la forte ​correction du 7 octobre dernier, seulement trois jours après que Sanae Takaichi, réputée partisane d’une politique budgétaire accommodante, a été élue à la présidence du Parti libéral démocrate au pouvoir, ce qui la plaçait en position de devenir Première ministre.

Les rendements obligataires évoluent à l’inverse des prix.

« Cette adjudication sert essentiellement de référendum sur la façon dont les investisseurs perçoivent les risques budgétaires liés aux élections », a déclaré Shoki Omori, stratège chez Mizuho Securities.

« Je dirais que la demande lors de l’adjudication sera probablement faible, car les investisseurs vont se montrer ‌prudents. Et ils ont raison de l’être », a-t-il ajouté, suggérant que les rendements pourraient grimper après l’adjudication.

Ces inquiétudes se reflètent dans la prime de terme, c’est-à-dire la ​compensation exigée par les investisseurs pour détenir des obligations sur une plus longue période.

Shoki Omori estime la prime de terme à 30 ans à 2,8 points de pourcentage, soit « bien plus élevée » que le 1,6 point de pourcentage correspondant aux obligations à 10 ans.

Jeudi marquera par ailleurs la première vente de titres à 30 ans depuis que Sanae Takaichi a convoqué le 19 janvier dernier des élections anticipées et promis la suspension de la taxe sur les ventes de produits alimentaires.

De plus, les marchés ‌obligataires ‌pourraient se montrer nerveux après la publication des derniers sondages dans la presse, qui suggèrent que le parti de la Première ​ministre est sur le point de remporter une victoire écrasante dimanche.

L’adjudication d’obligations à 10 ans prévu mardi donnera également une indication de l’appétit des investisseurs pour la dette publique japonaise, même si cette échéance est plus liquide et attire un éventail plus large d’investisseurs, ce qui la rend généralement moins volatile.

Le ​rendement de référence des obligations d’État japonaises à 30 ans a oscillé autour de 3,64% ce lundi, en baisse par rapport au niveau record de 3,87% atteint le 20 janvier, mais toujours en hausse d’environ un demi-point de pourcentage par rapport à son ⁠niveau du début du mois d’octobre.

Le marché obligataire souverain japonais est financé majoritairement par des investisseurs nationaux et ne court pas de risque réel de fuite des capitaux.

Cependant, ​les comptes offshore, principalement des hedge funds, jouent un rôle plus important dans les obligations japonaises à plus long terme, exacerbant la volatilité d’un marché historiquement docile, car ils comblent le vide laissé par les acheteurs traditionnels tels que les assureurs vie et les fonds de pension.

Les investisseurs étrangers ont représenté environ 46% des transactions sur les obligations d’État japonaises à très long terme en décembre dernier, selon les dernières données de la Japan Securities Dealers Association, contre 13% un an plus tôt.

« À très long terme, ce ne sont pas de vrais investisseurs qui sont ⁠présents. C’est de l’argent rapide », déclare Chris Scicluna, directeur de la recherche chez Daiwa Capital Markets Europe, ajoutant que la baisse persistante des prix maintenait à l’écart les investisseurs japonais qui achètent et conservent leurs titres.

« Lorsque l’on constate une telle volatilité, on ne veut ‌pas être celui qui tente d’attraper un couteau qui tombe », dit-il.

(Kevin Buckland, avec la contribution de ⁠Rocky Swift ; version française Diana Mandia ; édité par Augustin Turpin)

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Chrétiens TV

Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien


Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.

Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires


A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain. 

Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public 



Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature. 
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme. 
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives. 
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires). 
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne. 

Le piège de l’uniformisation de l'information


L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire); 
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.  
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite. 

Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !


Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés. 
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises. 
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales. 

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Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

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