Japon: L’opposition centriste resserre les rangs face à Sanae Takaichi
par Satoshi Sugiyama
TOKYO, 15 janvier (Reuters) – Le Parti démocrate constitutionnel (PDC), principal parti d’opposition japonais, et le parti conservateur Komeito ont annoncé jeudi s’allier en une nouvelle formation politique afin d’opposer un front uni au pouvoir en place qu’ils jugent trop « droitier ».
Cette union intervient alors que la Première ministre Sanae Takaichi prévoit de convoquer des élections législatives anticipées pour renouveler la chambre basse du Parlement, selon le secrétaire général de son parti, le Parti libéral-démocratique (PLD, droite conservatrice).
D’après plusieurs sources, le scrutin pourrait être organisé le 8 février.
« L’administration Takaichi a été formée après la course au pouvoir de l’an dernier, et les politiques penchent généralement à droite depuis », a déclaré Yoshihiko Noda, président du PDC, aux journalistes.
« C’est l’occasion de placer le camp centriste au cœur de la politique ».
En octobre, après une alliance de 26 ans, le Komeito a rompu ses liens avec le PLD de Sanae Takaichi en raison de l’incapacité du parti à répondre à un scandale financier.
Son président, Tetsuo Saito, a déclaré que le nouveau parti créé avec le PDC serait initialement dirigé par Yoshihiko Noda et lui-même.
Les membres du Komeito et du PDC de la Chambre des représentants de la Diète nippone quitteront leurs partis respectifs pour rejoindre le même parti, qui n’a pas encore été baptisé.
Yoshihiko Noda a déclaré que d’autres membres de la chambre basse seraient appelés à rallier leurs rangs.
La chambre basse du parlement japonais compte 465 membres élus. Le PLD et sa coalition au pouvoir détiennent 233 sièges, tout juste assez pour la majorité simple. Le PDC et le Komeito disposent d’un total de 172 sièges.
Selon un sondage récent du radiodiffuseur public NHK, Sanae Takaichi est créditée d’un soutien de 62% des électeurs.
(Rédigé par Satoshi Sugiyama, avec la contribution de Tamiyuki Kihara, version française Etienne Breban, édité par Sophie Louet)
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