Imamoglu placé en détention provisoire dans l’attente de son procès
ISTANBUL (Reuters) -Le maire d’Istanbul Ekrem Imamoglu, principal rival politique du président Tayyip Erdogan, a été démis de ses fonctions et placé dimanche en détention provisoire par un tribunal, ont annoncé les médias, une décision susceptible d’attiser la colère des Turcs qui manifestent en masse depuis quatre jours dans le pays.
Les dirigeants européens et des dizaines de milliers de Turcs, qui ont encore manifesté dans la nuit dans les grandes villes du pays, ont dénoncé les actions menées à l’encontre d’Ekrem Imamoglu, les jugeant politisées.
Près de 15 millions de membres du Parti républicain du peuple (CHP) et d’autres citoyens se sont rués vers les bureaux de vote à travers la Turquie pour désigner Ekrem Imamoglu comme leur prochain candidat à l’élection présidentielle.
Le CHP a autorisé les électeurs non adhérents de son parti à effectuer un « vote solidaire » dans un scrutin qui ne comportait qu’un seul bulletin au nom de l’ancien édile d’Istanbul.
La part des non-adhérents, plus de 13 millions d’électeurs, selon le CHP, indique que le maire déchu bénéficie d’un soutien populaire qui va au-delà du cadre du parti et fait dire au chef de l’opposition Ozgur Ozel que la tenue d’élections anticipées était nécessaire.
« S’ils pensent pouvoir se mesurer à nous, à Ekrem Imamoglu, alors qu’ils convoquent des élections anticipées », a-t-il déclaré, faisant référence à l’AKP du président Erdogan.
Selon le tribunal, Ekrem Imamoglu qui est âgé de 54 ans et au moins 20 autres personnes ont été emprisonnés dans le cadre d’une enquête pour corruption. Une décision distincte dans une enquête liée au terrorisme n’a pas encore été rendue.
Dans un communiqué, le tribunal indique que le dirigeant stambouliote a été arrêté pour « avoir créé et dirigé une organisation criminelle, accepté des pots-de-vin, détourné des fonds, enregistré illégalement des données personnelles et truqué des appels d’offres publics dans le cadre d’une enquête financière ».
Ekrem Imamoglu a repoussé ces accusations, qualifiées de « calomnies inimaginables » et a appelé les Turcs à organiser des manifestations à l’échelle nationale dimanche.
« Je me tiens debout, je ne m’inclinerai jamais », a-t-il écrit sur X, appelant ses partisans à ne pas perdre espoir. « Nous allons arracher tous ensemble ce coup d’État, cette tache sombre sur notre démocratie. »
Ekrem Imamoglu a été démis de ses fonctions de maire d’Istanbul, tout comme plusieurs autres maires d’arrondissements, selon un communiqué publié dimanche par le ministère turc de l’Intérieur.
Selon les télévisions turques, le dirigeant politique a été emmené à la prison de Silivri, connue pour abriter des prisonniers politiques.
Le gouvernement d’Ankara dément que les enquêtes soient politiquement motivées et affirme que les tribunaux sont indépendants. Il a mis en garde contre les manifestations, alors que l’interdiction de se rassembler a été prolongée samedi pour quatre jours supplémentaires.
Des heurts entre manifestants et forces de l’ordre ont été observés dans la nuit de samedi à dimanche dans plusieurs villes importantes du pays.
Aucune élection générale n’est prévue avant 2028. Mais si Erdogan, qui dirige la Turquie depuis 22 ans, doit se présenter à nouveau, le Parlement devra approuver des élections anticipées puisque le président aura atteint la limite à cette date.
Ekrem Imamoglu est en tête devant Tayyip Erdogan dans certaines enquêtes d’opinion.
(Reportage Ece Toksabay, Ezgi Erkoyun, Mert Ozkan et Mehmet Emin Caliskan ; Version française Elizabeth Pineau et Zhifan Liu)
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