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Hyperinflation et récession menacent l’Iran avec le retour des sanctions

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par Parisa Hafezi

DUBAI (Reuters) – L’économie iranienne risque de sombrer dans une hyperinflation doublée d’une récession sévère, préviennent responsables et analystes, alors que les dignitaires religieux s’efforcent de préserver la stabilité avec une marge de manoeuvre réduite par le rétablissement des sanctions de l’Onu.

Ces sanctions font suite à l’échec des négociations visant à limiter les activités nucléaires controversées de l’Iran et son programme de missiles balistiques. Les deux parties affirment que la diplomatie reste possible, bien que le guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, ait rejeté l’offre du président américain Donald Trump de conclure un nouvel accord.

Trois hauts responsables iraniens, s’exprimant sous le sceau de l’anonymat, jugent que Washington, ses alliés occidentaux et Israël amplifient les sanctions pour attiser les troubles et menacer l’existence même de la République islamique.

Depuis la restauration des sanctions de l’Onu le 28 septembre, plusieurs réunions de haut niveau se sont tenues à Téhéran pour éviter l’effondrement économique, contourner les sanctions et surmonter la colère populaire, ont indiqué ces responsables.

Les disparités croissantes entre Iraniens ordinaires et élite cléricale et sécuritaire, la mauvaise gestion économique, l’inflation galopante et la corruption d’État – dénoncée jusque dans les médias officiels – alimentent le mécontentement.

« L’establishment sait que les manifestations sont inévitables, ce n’est qu’une question de temps. (…) Le problème s’aggrave, tandis que nos options se réduisent », a prévenu l’un des responsables.

ECONOMIE DE RÉSISTANCE

L’Iran mise sur son « économie de résistance » – stratégie d’autosuffisance et de rapprochement commercial avec la Chine, la Russie et certains États régionaux. Moscou et Pékin soutiennent le droit de Téhéran à l’énergie nucléaire pacifique et ont condamné les frappes américaines et israéliennes contre trois sites nucléaires iraniens en juin.

Mais les analystes signalent que ces solutions pourraient ne pas suffire à préserver ce pays de 92 millions d’habitants d’un nouveau choc économique.

« L’impact des sanctions de l’Onu sera puissant et divers, aggravant les vulnérabilités structurelles et financières préexistantes », a déclaré Umud Shokri, stratège énergétique et chercheur invité à l’université George Mason près de Washington.

« Le gouvernement peine à maintenir la stabilité économique alors que les sanctions perturbent les réseaux bancaires, limitent le commerce et entravent les exportations de pétrole – principale source de revenus –, ce qui amplifie les pressions sociales et économiques. »

L’Iran a su éviter l’effondrement économique total qui menaçait depuis le retrait en 2018 des États-Unis de l’accord nucléaire conclu 2015 et rétabli les sanctions américaines.

Mais le retour des sanctions élargies de l’ONU inflige des chocs qui freineront la croissance, accéléreront l’inflation et la chute de sa monnaie, précipitant son économie dans une spirale récessive, selon un responsable iranien.

Après une forte contraction en 2018, l’économie iranienne a rebondi en 2020, portée par le commerce pétrolier avec la Chine. Mais la Banque mondiale prévoit désormais un recul de 1,7% en 2025 et de 2,8% en 2026, contre une croissance de 0,7% anticipée en avril pour l’an prochain.

CRAINTE DE SOULÈVEMENTS

Téhéran dépend toujours des exportations de pétrole vers la Chine – son principal client et l’un des rares pays à commercer malgré la politique de « pression maximale » de Donald Trump.

Bien que vendu à prix réduit, le brut reste vital pour l’Iran où le pétrole et la pétrochimie représentant environ un quart du PIB en 2024. Malgré le discours officiel, un responsable iranien reconnaît que les sanctions mondiales pourraient freiner ces ventes.

Umud Shokri estime que si la Chine cherchait à apaiser les tensions avec Washington, elle pourrait exiger des rabais plus importants ou réduire ses importations. Chaque dollar retranché au prix du baril coûterait environ 500 millions de dollars par an à l’Iran, ajoute-t-il.

Le rial s’est effondré alimentant une inflation considérable qui lamine le pouvoir d’achat tandis que les sanctions commerciales font grimper les prix et minent la confiance des investisseurs.

L’inflation officielle avoisine 40%, certaines estimations dépassent même 50%. En septembre, les prix de dix produits de base – viande, riz, poulet – ont bondi de 51% en un an. Le boeuf coûte désormais 12 dollars le kilo, inaccessible pour de nombreuses familles.

L’élite religieuse redoute quant à elle que le mécontentement entraîne un nouveau soulèvement populaire, selon un autre responsable iranien.

« Ils disent que nous faisons face à de nouvelles sanctions, mais nous peinons déjà à nourrir nos trois enfants. Les prix augmentent chaque jour et nous ne pouvons même plus acheter de viande une fois par mois », déplore Sima, 32 ans, ouvrière à Chiraz.

Le secteur privé redoute quant à lui les effets d’une isolation accrue et de nouvelles frappes israéliennes. « Avec la peur constante d’une attaque et l’incertitude sur mes exportations, comment puis-je maintenir mon activité ? » s’interroge Mehdi, exportateur de fruits.

(version française Nicolas Delame, édité par Kate Entringer)

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