Gaza: Les forces israéliennes ont donné l’assaut sur l’hôpital Kamal Adouane, dit le directeur
LE CAIRE (Reuters) – Les forces israéliennes ont pris d’assaut l’hôpital Kamal Adouane à Beit Lahiya, dans le nord de la bande de Gaza, dans la nuit de vendredi à samedi, expulsant une partie du personnel et des occupants avant de se retirer, a déclaré le directeur de l’hôpital.
L’attaque a débuté par une série de frappes aériennes sur les côtés ouest et nord de l’hôpital, accompagnées de tirs intensifs, a déclaré son directeur Houssam Abou Safiya, par l’intermédiaire d’un forum de discussion en ligne surveillé par Reuters.
Il a ajouté que les corps des victimes des frappes aériennes jonchaient les rues à l’extérieur.
Selon Houssam Abou Safiya, les troupes ayant pénétré dans l’hôpital ont ordonné au personnel, aux patients et aux personnes déplacées de se rendre dans la cour avant de les autoriser à revenir quelques heures plus tard, bien que certains membres du personnel, dont l’équipe indonésienne de chirurgie d’urgence, et certaines personnes déplacées ont reçu l’ordre de quitter définitivement les lieux.
L’armée israélienne s’est refusée à tout commentaire immédiat, accusant les militants du Hamas d’utiliser des bâtiments civils, notamment des hôpitaux, des écoles et des immeubles d’habitation, comme couverture opérationnelle pendant les 14 mois de guerre à Gaza.
Le Hamas a démenti ces accusations, accusant Israël de bombardements et d’assauts aveugles.
« Ce matin, nous avons été choqués de voir des centaines de corps et des personnes blessées dans les rues entourant l’hôpital », a déclaré Houssam Abou Safiya dans un autre communiqué en ligne.
« La situation à l’intérieur et autour de l’hôpital est catastrophique. Il y a un grand nombre de martyrs (morts) et de blessés, et il n’y a plus de chirurgiens », a-t-il ajouté.
Reuters n’a pas pu authentifier son récit de manière indépendante.
Le ministère de la Santé de Gaza a indiqué que les trois principaux hôpitaux situés dans le nord de l’enclave fonctionnent à peine et ont subi des attaques répétées depuis l’arrivée de chars israéliens à Beit Lahiya et dans les environs de Beit Hanoun et Djabalia en octobre.
APPEL DE DÉTRESSE
Dans un appel lancé vendredi, le ministère de la Santé de Gaza a accusé l’armée israélienne d’avoir commis un « crime de guerre » à l’hôpital Kamal Adouane en perpétrant « toutes les formes de meurtre et de violence à l’intérieur et autour de l’hôpital ».
« Les blessés qui sont restés à l’intérieur sont dans un état critique et ont besoin de soins médicaux immédiats », a ajouté le ministère.
Le ministère a indiqué que seule la moitié des 37 hôpitaux et cliniques du territoire dévasté par la guerre restaient opérationnels, mais qu’ils manquaient d’équipements essentiels, de main-d’œuvre, de fournitures médicales et de carburant.
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré vendredi que les forces israéliennes avaient bombardé l’hôpital Kamal Adouane tôt jeudi, apparemment sans en avertir le personnel à l’avance.
« C’est extrêmement préoccupant et cela ne devrait jamais se produire », a déclaré le porte-parole de l’OMS, Rik Peeperkorn, lors d’une réunion d’information organisée à Genève par liaison vidéo. L’hôpital est désormais « peu fonctionnel », a-t-il ajouté.
Vendredi, Israël a déclaré qu’au cours de la semaine écoulée, ses forces ont tué plusieurs hauts responsables du Hamas impliqués dans l’attaque transfrontalière du 7 octobre 2023 qui a précipité la guerre et qui commandaient des unités militantes dans le nord et le centre de la bande de Gaza.
Le Hamas et son allié plus petit, le Djihad islamique, affirment avoir tué de nombreux soldats israéliens dans ces régions au cours de la même période.
Des habitants de Beit Lahiya ont déclaré que l’armée avait fait exploser plusieurs maisons cette nuit, non loin de l’hôpital Kamal Adouane.
Les Palestiniens affirment qu’Israël prévoit de créer une zone tampon le long des frontières nord de Gaza après avoir dépeuplé la région, ce que Tel Aviv dément.
(Reportage Nidal al-Mughrabi, version française Elena Smirnova, édité par Augustin Turpin)
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