Ukraine: Une équipe du Comité international de la Croix-Rouge en route pour Marioupol rebrousse chemin
Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a annoncé vendredi qu’une équipe en route vers le port ukrainien de Marioupol pour évacuer des civils avait rebroussé chemin, étant dans l’impossibilité d’atteindre son but.
« Une équipe du CICR qui était en route vendredi pour Marioupol afin de faciliter le passage sans risque de civils a dû regagner Zaporijjia », à environ 250 kilomètres au nord-ouest de Marioupol, a dit le CICR dans un communiqué, précisant que les dispositions et les conditions n’étaient pas réunies pour mener à bien l’opération.
Une nouvelle tentative sera effectuée samedi, a-t-il dit.
« Pour que l’opération réussisse, il est impératif que les parties respectent les accords et fournissent les conditions et les garanties de sécurité nécessaires », a ajouté le CICR.
Le gouverneur de la région administrative de Donetsk, à laquelle appartient Marioupol, a accusé la Russie de bloquer tout acheminement d’aide humanitaire « en dépit de tous ses accords et ses promesses ».
« Le couloir humanitaire (…) n’est fondamentalement pas viable », a dit Pavel Kirilenko à la télévision.
Le CICR avait dit plus tôt espérer que les évacuations de la ville du sud-est de l’Ukraine, assiégée par l’armée russe depuis les premiers jours de son offensive fin février, puissent commencer ce vendredi.
« Nous avons eu l’autorisation de nous déplacer aujourd’hui et nous sommes en route pour Marioupol », avait annoncé un porte-parole du CICR.
L’équipe du CICR, composée de neuf personnes réparties dans trois véhicules, était supposée prendre la tête d’un convoi d’une cinquantaine d’autocars ukrainiens et de véhicules particuliers au départ de Marioupol.
L’AIDE BLOQUÉE À ZAPORIJJIA
Selon le porte-parole du CICR, cette opération d’évacuation avait été validée par les Russes et les Ukrainiens, mais des précisions capitales restaient à définir, comme les horaires exacts ainsi que la destination, qui était située en territoire ukrainien.
« Mettre sur pied ce convoi d’évacuation sécurisé a été et reste extrêmement compliqué », avait-il ajouté.
L’équipe de la Croix-Rouge n’avait pas été autorisée à apporter de l’aide humanitaire à Marioupol et le matériel médical et les autres fournitures destinées aux habitants de la ville étaient restés stockés à Zaporijjia.
« Pour l’instant nous n’avons pas l’autorisation d’apporter de l’aide avec nous mais nous allons continuer nos efforts pour tenter de pouvoir le faire dans les prochains jours », avait expliqué le porte-parole du CICR sans autres précisions.
« La situation est épouvantable et continue de s’aggraver. Il est désormais impératif, sur le plan humanitaire, de permettre aux gens de partir et d’autoriser l’aide humanitaire à rentrer. »
Sergueï Orlov, maire adjoint de Marioupol, a déclaré vendredi sur BFM TV que près de 150.000 personnes – sur les 400.000 habitants que comptait la ville avant la guerre – seraient prises au piège sans accès à l’eau ou à l’électricité et très peu de vivres.
Le port du sud-est de l’Ukraine, sur la mer d’Azov, est assiégé depuis les premiers jours de l’invasion russe, lancée le 24 février dernier, et a été la cible de bombardements presque incessants ces dernières semaines.
Les précédentes tentatives pour mettre en place des couloirs humanitaires pour Marioupol se sont soldées par des échecs, dont Kyiv et Moscou se rejettent la responsabilité.
(Reportage Emma Farge et Brenna Hughes Neghaiwi, version française Myriam Rivet et Jean-Stéphane Brosse, édité par Matthieu Protard et Bertrand Boucey)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

