Kiev réaffirme que l’adhésion à l’Otan et l’UE sont prioritaires
Les aspirations ukrainiennes à rejoindre l’Otan et l’Union européenne sont inscrites dans sa Constitution et restent un objectif prioritaire pour Kiev, a déclaré lundi le porte-parole du président Volodimir Zelenski.
Cette précision est intervenue dans le sillage de déclarations prêtées à l’ambassadeur d’Ukraine au Royaume-Uni par la BBC, suggérant que Kiev pourrait renoncer à ce projet face aux pressions russes.
« Cette ligne est non seulement inscrite dans la Constitution mais dispose aussi du plein consentement des autorités et de la société », a déclaré à Reuters le porte-parole du président ukrainien.
« M. l’ambassadeur a utilisé le mot ‘flexibilité’. Je pense que cela mérite de lui donner l’opportunité d’expliquer ce qu’il avait précisément à l’esprit », a-t-il ajouté.
Selon des propos rapportés lundi par la BBC, l’ambassadeur d’Ukraine au Royaume-Uni Vadim Pristaïko a déclaré que l’Ukraine était prête à se montrer « flexible » concernant son objectif de rejoindre l’Alliance atlantique.
Interrogé sur l’éventualité que les autorités de Kiev renoncent à leur objectif d’adhérer à l’Otan, Vadim Pristaïko n’a pas exclu cette possibilité, selon les propos qui lui ont été prêtés par la BBC.
MALENTENDU
« Nous pourrions (changer de position), en particulier en étant menacé de cette façon, en faisant l’objet d’un chantage et en étant poussé à cette décision », a-t-il déclaré, selon la BBC.
L’ambassadeur a par la suite clarifié ses propos, évoquant un malentendu, en assurant qu’il n’était pas question que l’Ukraine change sa position sur l’objectif d’une adhésion à l’Alliance atlantique.
Il a expliqué que les autorités de Kiev étaient prêtes à de nombreuses concessions pour éviter la guerre mais qu’aucun de ces compromis ne concernerait le projet de rejoindre l’Alliance atlantique.
« Actuellement nous ne sommes pas membre de l’Otan et pour éviter la guerre, nous sommes prêts à de nombreuses concessions et c’est ce que nous faisons dans nos conversations avec les Russes », a expliqué Vadim Pristaïko. « Cela n’a rien à voir avec (le projet d’adhésion à l’Otan) qui est inscrit dans la Constitution », a-t-il ajouté.
« Il ne s’agit pas d’un report de notre ambition de rejoindre l’Otan, ce dont nous parlons, c’est du fait que ne faisons actuellement pas partie de cette famille et que nous devons donc explorer d’autres pistes, comme des accords bilatéraux avec le Royaume-Uni, avec les Etats-Unis », a expliqué l’ambassadeur.
« En fait, en plus de notre objectif d’adhésion à l’Otan, nous prenons d’autres dispositions qui devraient nous permettre de survivre à la terrible épreuve que nous traversions en ce moment », a précisé Vadim Pristaïko.
« LIGNES ROUGES »
L’Ukraine n’est pas membre de l’Alliance mais l’Otan lui a fait valoir en 2008 une perspective d’adhésion sans fixer de calendrier précis, cette vague promesse étant depuis restée lettre morte.
Un tel élargissement de l’Alliance atlantique jusqu’aux frontières de la Russie inquiète à Moscou et Vladimir Poutine considère qu’il doit fixer des « lignes rouges » pour éviter cela.
Moscou a massé ces derniers mois plus de 100.000 soldats à la frontière ukrainienne et a organisé la semaine dernière des exercices militaires conjoints en Biélorussie et des manoeuvres en mer Noire, renforçant les craintes occidentales d’une invasion imminente.
La Russie dément toute intention belliqueuse à l’égard de son voisin mais a prévenu qu’elle prendra des mesures « militaires techniques » non spécifiées si les Occidentaux ne répondent pas favorablement à sa liste de demandes – dont la garantie que l’Ukraine ne rejoindra jamais l’Otan et que cette dernière retire ses troupes d’Europe de l’Est.
Les efforts diplomatiques se sont multipliés ces derniers jours pour tenter d’éviter une poursuite de l’escalade des tensions dans la région mais les craintes d’une invasion russe se renforcent et les Etats-Unis estiment désormais qu’une attaque russe contre l’Ukraine est imminente.
(Reportage Natalia Zinets à Kiev, Stephen Coates et Guy Faulconbridge à Londres ; version française Myriam Rivet, édité par Blandine Hénault)
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