A Calais, le directeur du port ne s’attend pas à un chaos post-Brexit
Le port de marchandises de Calais, le plus fréquenté de France, est prêt pour le retour des formalités douanières dans le cadre des échanges post-Brexit entre la Grande-Bretagne et l’Union européenne et ne sera pas le théâtre de files d’attente chaotiques si les entreprises suivent bien les procédures, a déclaré son directeur général.
A compter du 31 décembre à 23h00 GMT, date de la fin de la période de transition qui a suivi la sortie de la Grande-Bretagne de l’Union européenne, les entreprises devront de nouveau se soumettre à des formalités douanières. Qu’il y ait ou non un accord entre Londres et Bruxelles sur leurs futures relations.
Les transporteurs acheminant les marchandises entre la Grande-Bretagne et l’Union européenne redoutent qu’un Brexit désordonné ne soit source de chaos, notamment dans les ports.
« Le Brexit n’est pas synonyme de chaos. Le Brexit n’est pas synonyme d’augmentation du trafic », a pourtant déclaré à Reuters le directeur du port de Calais, Jean-Marc Puissesseau. « Si les déclarations en douane sont faites comme il faut, à l’avance, je ne vois pas de problème », ajoute-t-il.
La traversée Calais-Douvres, d’environ 37 km, est la voie maritime la plus courte entre la Grande-Bretagne et l’UE. Quelque deux millions de camions transitent chaque année par Calais. Le port a investi six millions d’euros dans les infrastructures pour rétablir une frontière physique.
Les douanes françaises admettent cependant ne pas avoir la moindre idée du nombre d’entreprises prêtes à se soumettre aux nouvelles formalités douanières.
La Fédération nationale française des transporteurs routiers (FNTR) estime que des retards liés aux formalités douanières sont susceptibles d’engendrer des coûts supplémentaires, ce qui amputerait leurs marges. Certaines entreprises de logistique souhaitent se prémunir contre d’éventuels retards dans leurs contrats, selon la FNTR.
« Nous serons au centre des problèmes qui apparaîtront dans les premières semaines », reconnaît Isabelle Maître, déléguée permanente de la FNTR à Bruxelles. « Lorsque les camions sont en mouvement, c’est un signe que l’économie fonctionne », ajoute-elle.
« NOUS SOUFFRONS DE DEUX VIRUS: LE BREXIT ET LE CORONAVIRUS »
Alors que Jean-Marc Puissesseau assure que Calais est prêt, des files de poids-lourds s’étendent déjà à perte de vue le long de la route menant au port, les entreprises britanniques se précipitant notamment pour constituer des stocks.
Pour Jean-Marc Puissesseau, cette situation est liée au retrait de deux navires par les exploitants de ferry en raison d’une baisse du nombre de touristes sur fond de pandémie de coronavirus. Cela a réduit les capacités pour les camions, a-t-il expliqué.
Le terminal Eurotunnel, à proximité, affiche des embouteillages encore plus importants.
La route maritime qui traverse l’étroit détroit de Douvres est depuis le Moyen-Age l’une des principales voies de commerce entre la Grande-Bretagne et le continent. Les travaux d’extension du port de Calais, un projet de 700 millions d’euros, devraient s’achever au début de l’an prochain.
« Aujourd’hui, nous souffrons de deux virus: le Brexit et le coronavirus », a déclaré Jean-Marc Puissesseau.
« L’année prochaine, nous serons en convalescence. Nous apprenons comment fonctionne le Brexit, et le virus sera, espérons-le, derrière nous. Et en 2022, les touristes reviendront », a-t-il ajouté.
« Je ne suis pas pessimiste pour l’avenir. », a-t-il assuré.
(avec Richard Lough; version française Claude Chendjou, édité par Henri-Pierre André)
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Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
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Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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