Elections législatives en Israël, Netanyahou bien placé pour revenir au pouvoir
par Maayan Lubell et Dan Williams
JERUSALEM (Reuters) – L’ancien Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou semblait bien placé pour revenir au pouvoir, les sondages de sortie des urnes créditant le bloc conservateur d’une courte avance après les élections législatives organisées mardi.
Le bloc conservateur conduit par le chef du Likoud Benjamin Netanyahou est crédité de 61-62 sièges sur les 120 que compte la Knesset, selon les sondages de sortie des urnes diffusés par la télévision israélienne.
Chef du gouvernement de 1996 à 1999, puis de 2009 à 2021, Benjamin Netanyahou, « Bibi » pour ses partisans, continue d’avoir maille à partir avec la justice de son pays pour des affaires de corruption.
Les estimations données par les sondages pourraient toutefois différer des résultats finaux, qui ne devraient être connus que plus tard dans la semaine.
« Bien sûr que je suis content », a déclaré le député David « Dudi » Amsalem membre du Likoud. « Nous allons renforcer l’identité juive. Et nous renforcerons aussi la loi et l’ordre. »
Bien que de nombreux électeurs se soient montrés exaspérés par la tenue de ces élections législatives, les cinquièmes en moins de quatre ans, le taux de participation fait toutefois partie des plus élevés depuis 1999.
Benjamin Netanyahou, 73 ans, s’est assuré le soutien du député sortant d’extrême droite, Itamar Ben Gvir, qui a bousculé la campagne avec sa liste « Sionisme religieux ».
Cet avocat de 46 ans, ancien membre du mouvement Kach, coutumier des provocations, milite notamment pour l’annexion de la Cisjordanie par Israël et dit se voir en ministre de la Sécurité intérieure.
La coalition de Yaïr Lapid, 58 ans, Premier ministre depuis juillet (parti Yesh Atid), devrait remporter 54-55 sièges, selon les sondages.
Yaïr Lapid avait mis en avant ses résultats économiques et ses avancées diplomatiques, notamment dans les relations avec la Turquie et le Liban, lors de sa campagne.
(Avec la contribution d’Emily Rose, Ari Rabinovitch, James Mackenzie, Henriette Chacar; version française Camille Raynaud)
Le Journal Chrétien est un média indépendant financé par des chrétiens comme vous, en accès libre, sans subventions ni publicité. La générosité de la communauté chrétienne garantit notre indépendance.
Aujourd’hui, une poignée de chrétiens rendent possible une information indépendante accessible gratuitement à des millions de personnes sur nos sites, nos applications et notre chaîne de télévision chrétienne.
Chaque article, chaque émission, chaque reportage, chaque enquête existe uniquement grâce à votre générosité. C’est ce qui nous permet de répondre à l’immense soif spirituelle de nos contemporains et ce, avec une exigence de qualité journalistique reconnue, et de donner la parole à ceux qu’on n’entend jamais ailleurs.
Mais aujourd’hui, nous arrivons à un moment décisif. Partout, les médias indépendants sont fragilisés, attaqués, précarisés. Pendant que quelques grandes fortunes verrouillent toujours davantage le paysage médiatique, les médias chrétiens et tous ceux qui refusent de se soumettre sont maintenus sous pression permanente.
Le Journal Chrétien et sa chaîne Chrétiens TV, diffusée sur le canal 246 de la Freebox, n’échappent pas à cette réalité. Oui, nos médias chrétiens pourraient disparaître si nous ne parvenons pas à toucher de nouveaux donateurs dans les prochains mois.
Je soutiens le Journal Chrétien !
Au moment où les milliardaires étendent leur emprise sur l’information, nous pensons au contraire qu’il faut plus de travail de terrain, plus de reportages, plus d’enquêtes, plus de pluralisme, plus de médias chrétiens capables de résister aux pressions religieuses, politiques et économiques. C’est pour cela que nous lançons un appel à la communauté chrétienne.
La question est simple : voulons-nous laisser mourir les médias chrétiens et laisser la presse ainsi que la télévision aux mains des grands groupes privés ?
Si vous lisez les articles du Journal Chrétien, regardez nos émissions sur Chrétiens TV, partagez nos contenus dans les réseaux sociaux ou pensez qu’une autre voix doit continuer d’exister dans le débat public, alors c’est maintenant qu’il faut agir.



