Dîner de travail Trump-Netanyahu à la Maison blanche
WASHINGTON (Reuters) – Le président américain Donald Trump a reçu lundi soir à la Maison blanche le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, en marge de négociations pour un cessez-le-feu entre Israël et le Hamas dans la bande de Gaza, une rencontre lors de laquelle les deux dirigeants ont évoqué des progrès pour le projet, controversé, de reloger les Palestiniens hors de l’enclave.
Un dîner de travail était organisé à la Maison blanche, au lieu des traditionnelles discussions formelles dans le Bureau ovale lorsque des dirigeants étrangers sont reçus par le président américain.
S’exprimant devant des journalistes en préambule à ce dîner, Benjamin Netanyahu a déclaré qu’Israël et les Etats-Unis travaillaient avec d’autres pays pour offrir aux Palestiniens un « avenir meilleur », suggérant que les Gazaouis pourraient se rendre dans des pays voisins.
« Si les gens veulent rester, ils peuvent rester, mais s’ils veulent partir, ils doivent être en mesure de le faire », a dit le Premier ministre israélien.
Donald Trump avait provoqué un tollé au Proche-Orient et au-delà en proposant en février, au cours d’une précédente visite de Benjamin Netanyahu, de déloger de manière permanente les habitants de la bande de Gaza, alors décrite par le président américain comme un « site de démolition » qu’il était désireux de transformer en « Côte d’Azur » de la région.
Tout déplacement forcé d’une population constitue une violation du droit international.
« Nous travaillons étroitement avec les Etats-Unis pour trouver des pays qui cherchent à réaliser ce qu’ils ont toujours dit – vouloir offrir aux Palestiniens un avenir meilleur », a dit Benjamin Netanyahu lundi soir. « Nous sommes tout proches de trouver plusieurs pays », a-t-il ajouté.
Dans un premier temps sur la réserve sur cette question, Donald Trump a déclaré alors qu’il y avait une « grande coopération » de pays de la région. « Donc quelque chose de bien va se produire », a-t-il ajouté.
RÉUNION IMMINENTE ENTRE LES USA ET L’IRAN
En amont la visite de Benjamin Netanyahu, le président américain avait dit penser qu’un cessez-le-feu entre Israël et le Hamas pourrait être scellé cette semaine. Le dirigeant israélien avait présenté cette rencontre avec Donald Trump comme une opportunité de faire avancer les pourparlers Israël-Hamas organisés sous la médiation du Qatar.
Il s’agit de la troisième rencontre en personne entre Donald Trump et Benjamin Netanyahu depuis que le premier nommé est revenu au pouvoir à la Maison blanche en janvier dernier.
Il s’agit également de leur premier face-à-face depuis que le président américain a décidé, quinze jours plus tôt, d’appuyer la campagne militaire d’Israël en Iran en ordonnant des frappes contre les principaux sites nucléaires iraniens. Donald Trump a ensuite chapeauté un cessez-le-feu mettant fin à la guerre de 12 jours entre les deux ennemis régionaux.
Donald Trump a annoncé lundi soir qu’une réunion entre Washington et Téhéran aurait lieu prochainement. Son émissaire spécial pour le Proche-Orient, Steve Witkoff, qui participait également au dîner, a déclaré que ces discussions auraient probablement lieu d’ici la semaine prochaine.
Washington semble désireux de profiter de l’affaiblissement de l’Iran, qui soutient le Hamas, pour obtenir une avancée vers une trêve dans la bande de Gaza ainsi qu’un accord permanent avec Téhéran, comme l’a indiqué Donald Trump avant la visite de Benjamin Netanyahu.
Le Premier ministre israélien a fait savoir lundi soir au président américain qu’il l’avait nommé pour le prix Nobel de la paix et lui a offert la lettre qu’il a rédigée en ce sens – un geste qui a semble-t-il satisfait Donald Trump.
Arrivé dans la nuit de dimanche à lundi à Washington, Benjamin Netanyahu s’est entretenu plus tôt dans la journée avec Steve Witkoff et le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio. Il doit se rendre mardi au Capitole pour y rencontrer les chefs de file du Congrès.
TRUMP S’ABSTIENT D’ÉVOQUER UNE SOLUTION À DEUX ETATS
Benjamin Netanyahu a répété lundi soir son opposition à un Etat palestinien indépendant, qu’il a dit considérer comme une potentielle « plateforme pour détruire Israël ».
« Nous allons travailler à une paix avec nos voisins palestiniens, ceux qui ne veulent pas nous détruire, une paix dans le cadre de laquelle notre sécurité, la puissance souveraine de la sécurité, restera toujours entre nos mains », a-t-il déclaré aux journalistes.
Des membres du gouvernement issus comme Benjamin Netanyahu du parti du Likoud ont appelé la semaine dernière le dirigeant israélien à procéder d’ici la fin juillet à l’annexion de la Cisjordanie occupée.
Israël rejette les accusations selon lesquelles il cherche à endiguer les espoirs des Palestiniens d’avoir un Etat indépendant en ravageant la bande de Gaza et en installant des colonies supplémentaires en Cisjordanie occupée.
A la question de savoir si une solution à deux Etats était possible, Donald Trump a répondu lundi soir: « Je ne sais pas ». Il a alors invité les journalistes à interroger Benjamin Netanyahu, attablé face à lui pour le dîner.
La bande de Gaza a été complètement ravagée par le siège décrété par Israël en réponse à l’attaque du Hamas le 7 octobre 2023 lors de laquelle 1.200 personnes ont été tuées et 251 autres enlevées, selon les autorités israéliennes. Environ 50 otages, dont 20 seraient toujours en vie, sont encore détenus à Gaza.
Selon les services de santé palestiniens, plus de 57.000 personnes ont été tuées depuis le début de l’offensive israélienne dans la bande de Gaza, où la plupart des 2,3 millions d’habitants ont été déplacés par les combats et font face à une pénurie de nourriture et autres biens essentiels.
(Andrea Shalal, Matt Spetalnick et Jeff Mason à Washington, avec Howard Goller à Washington, Alexander Cornwell à Tel Aviv, Maayan Lubell à Jérusalem, Mahmoud Issa à Gaza, Nidal al-Mughrabi au Caire; version française Jean Terzian)
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