De nouveaux pays revoient à la hausse leurs ambitions sur le climat
par Kate Abnett
BRUXELLES (Reuters) – Un nouveau groupe de pays, surtout de petites tailles, a soumis cette semaine aux Nations unies de nouveaux engagements plus ambitieux sur le climat, augmentant la pression sur les grands émetteurs, dont la Chine, pour qu’ils leur emboîtent le pas avant un important sommet de l’Onu sur le climat en novembre.
Patricia Espinosa, secrétaire exécutive de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, a déclaré avoir reçu à compter de samedi de nouveaux engagements de la part de 110 pays, sur les près de 200 signataires de l’accord de Paris de 2015 sur le climat.
« C’est toujours très loin d’être satisfaisant, puisque seulement un peu plus de la moitié des parties (58%) a respecté la date limte », a-t-elle dit dans un communiqué, appelant les retardataires à « redoubler d’efforts » et à revoir à la hausse leurs engagements pour protéger la plante.
Quinze pays en tout – la plupart de petite taille et avec des émissions de CO2 déjà relativement basses – ont transmis leurs nouvelles ambitions cette semaine avant la date butoir du 30 juillet, fixée pour pouvoir être intégré dans un rapport de l’Onu sur le sujet.
Parmi eux le Sri Lanka, Israël, le Malawi et les Barbades. Des pays plus grands comme la Malaisie, le Nigeria et la Namibie ont fait de même les jours passés.
Les récentes catastrophes climatiques qui ont endeuillé le monde – vagues de chaleur extrême, inondations et feux de forêt – ont conduit à une multiplication des appels en faveur d’une action urgente pour réduire les émissions de CO2, principal gaz à effet de serre responsable du réchauffement de la planète.
Mais les dernières analyses des Nations unies à partir des engagements des pays pris ensemble semblent toujours insuffisant pour limiter le réchauffement aux 1,5 degrés jugés nécessaires si le monde veut éviter le pire sur le climat.
« J’espère sincèrement que l’estimation révisée des efforts collectifs révélera un tableau plus positif », a ajouté Patricia Espinosa.
La Chine, principal pays émetteur de CO2, et des États comme l’Inde et la Corée du Sud, n’ont pas encore transmis leurs nouveaux engagements et doivent faire face à une pression internationale considérable pour s’acquitter de cette tâche avant le sommet de novembre.
Les Etats-Unis et l’Union européenne, respectivement deuxièmes et troisièmes principaux émetteurs, ont pour leur part revu à la hausse leurs objectifs pour la décennie ces derniers mois.
Les pays qui ont manqué la deadline fixée pour le rapport de l’Onu peuvent encore transmettre leurs engagements avant le sommet de l’automne.
(Reportage Kate Abnett, Gilles Guillaume pour la version française)
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