Couvre-feu au Bangladesh après des manifestations sanglantes
par Sam Jahan et Sudipto Ganguly
DACCA (Reuters) – Des soldats patrouillaient samedi dans les rues désertes de Dacca, la capitale du Bangladesh, où se sont déroulées des manifestations sanglantes lors desquelles 114 personnes ont été tuées cette semaine.
Au moins quatre personnes sont mortes samedi dans des affrontements qui ont éclaté dans plusieurs quartiers de la capitale, selon les données hospitalières. Des barrages routiers ont été mis en place par les forces de sécurité et un couvre-feu a été instauré vendredi.
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Le gouvernement de la Première ministre du Bangladesh, Sheikh Hasina, a déclaré que dimanche et lundi seraient des jours fériés en raison de la situation dans le pays et que seuls les services d’urgence seraient autorisés à opérer.
Les manifestants réclament la fin des quotas d’embauche dans la fonction publique, qui prévoient notamment que 30% des postes soient octroyés à des membres de la famille de personnes ayant combattu lors de la guerre de libération du Bangladesh.
Le gouvernement de Sheikh Hasina avait mis fin à ces quotas, mais un tribunal a décidé de leur maintien. La Cour suprême du Bangladesh a suspendu cette décision après que le gouvernement a interjeté appel de ce jugement et devrait examiner l’affaire dimanche.
L’accès à internet et les services de messagerie mobile sont suspendus depuis jeudi au Bangladesh. Sans accès à internet, il n’est pas possible de recharger les compteurs d’électricité, ce qui provoque des coupures de courant.
Selon les hôpitaux, des milliers de personnes ont été blessées à travers le pays lors des manifestations.
(avec Mohammad Ponir Hossain, rédigé par Sudipto Ganguly et Shilpa Jamkhandika; version française Camille Raynaud)
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