Arménie: Un archevêque arrêté, accusé d’avoir fomenté un coup d’État
LONDRES (Reuters) – Les autorités arméniennes ont arrêté mercredi l’archevêque et opposant Bagrat Galstanian, accusé d’avoir orchestré un complot visant à renverser le gouvernement.
Dans un communiqué, le Comité d’enquête arménien a déclaré que Bagrat Galstanian et ses complices présumés avaient « acquis les moyens et les outils nécessaires pour commettre un attentat terroriste et prendre le pouvoir ».
Le Premier ministre Nikol Pachinian a écrit sur sa chaîne Telegram que les autorités avaient déjoué un « vaste et sinistre plan du ‘clergé criminel oligarchique' » visant à prendre le pouvoir en Arménie.
Il s’agit de la deuxième arrestation ce mois-ci d’un opposant de premier plan, après celle du milliardaire immobilier russo-arménien Samuel Karapetian, accusé d’avoir publiquement appelé à renverser le pouvoir.
Aucun avocat de Bagrat Galstanian n’a pu être contacté dans l’immédiat. Quant aux avocats de Samuel Karapetian, ils assurent que l’homme d’affaires nie tout acte répréhensible.
Nikol Pachinian a accédé au pouvoir grâce à une vague de manifestations de rue en 2018, mais il est confronté à une opposition croissante depuis la défaite et les pertes importantes subies par son pays face à l’Azerbaïdjan lors d’une courte guerre en 2020.
En 2023, l’Azerbaïdjan a repris l’ensemble de l’enclave montagneuse du Haut-Karabakh, où les Arméniens avaient bénéficié d’une indépendance de facto pendant des décennies.
S’appuyant sur la colère populaire suscitée par les défaites et les concessions territoriales, Bagrat Galstanian et ses partisans ont lancé des appels à manifester l’été dernier pour réclamer la destitution de Nikol Pachinian.
Nikol Pachinian, qui doit se présenter aux élections législatives de juin 2026, négocie la signature d’un traité de paix avec l’Azerbaïdjan, bien que les tensions entre les deux pays restent vives et que le nombre de violations du cessez-le-feu signalées ait augmenté cette année.
(Rédigé par Lucy Papachristou ; Mara Vîlcu pour la version française, édité par Jean-Stéphane Brosse)
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