Le Sénat américain favorable au projet de loi sur les infrastructures
Le Sénat américain a voté samedi en faveur d’un projet de loi de rénovation des infrastructures d’un montant de plus de 1.000 milliards de dollars, une étape importante après des mois de négociations entre le président Joe Biden et les sénateurs.
La chambre haute du Congrès s’est prononcée par 67 voix pour et 27 voix contre pour le projet, qui représente un investissement massif pour remettre à neuf des routes, ponts, aéroports aux Etats-Unis. Dix-huit des 50 sénateurs Républicains ont entériné le projet.
La date du vote final sur ce projet de loi n’est pas encore déterminée. Les législateurs ont préparé de nombreux amendements et tentent de parvenir à un accord pour avancer rapidement.
Un vote final favorable constituerait une victoire considérable pour Joe Biden. Le texte serait alors discuté devant la Chambre des représentants.
Le président américain a fait savoir dans un Tweet qu’il s’agissait d’un « investissement d’une génération » et générerait « des emplois bien payés pour remettre en état les routes, les ponts, les systèmes d’alimentation en eau et le réseau électrique américain ».
« On ne peut pas se permettre de ne pas le faire », a-t-il dit. « Nous ne pouvons pas reconstruire comme nous le faisions avant le Covid-19. Nous devons mieux reconstruire ».
Le Bureau du budget du Congrès américain a fait savoir jeudi que le projet de loi pouvait augmenter le déficit fédéral de plus de 256 milliards de dollars sur dix ans.
Cette analyse ne tient pas compte des 57 milliards de dollars de revenus supplémentaires que Washington pourrait récupérer sur le long terme grâce aux gains de croissance générés par le projet.
Le projet prévoit 550 milliards de dollars de nouvelles dépenses et 450 milliards de fonds déjà attribués à d’autres postes. De l’argent doit être débloqué notamment pour la construction de bornes de recharge pour véhicules électriques ou la rénovation des circuits d’eau potable.
(Reportage additionnel Idrees Ali, version française Caroline Pailliez)
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