Crise anglophone : Le délégué régional des affaires pénitentiaires et sa suite abattus dans une attaque séparatiste près de Bamenda en zone anglophone
Quatre personnes parmi lesquelles le délégué régional des affaires pénitentiaires ont trouvé la mort près de Bamenda au cours d’une attaque revendiquée par les groupes séparatistes actifs dans cette partie anglophone du pays.
La nouvelle a été confirmé par le gouverneur de la région du Nord Ouest , Adolphe Lélé Lafrique en ses termes » c’est avec tristesse que je vous confirme l’attaque contre la délégation de l’administration pénitentiaire ».
Sur les circonstances de cette attaque, le gouverneur Lélé Lafrique a renseigné qu’un » groupe terroriste a tendu une embuscade aux alentours de 11h, heure locale hier mardi à la délégation qui accompagnait le délégué régional au niveau du Kikaikelai sur la route menant à Bamenda ».
Le bilan selon le numéro un de la région du Nord-ouest fait état » de quatre personnes tuées parmi lesquelles le délégué régional en charge de l’administration pénitentiaire, Théodore Khiga, un autre responsable administratif et deux autres personnes qui assuraient leur sécurité ».
Le gouverneur a aussi indiqué que la délégation de l’administration pénitentiaire avait »refusé d’être accompagnée par une escorte sécuritaire lors de leur descente ».
La vidéo de cette attaque macabre d’une durée de douze minutes à été publié hier mardi sur les réseaux sociaux et dans celle ci on peut entendre les membres d’une milice séparatiste anglophone revendiquer cette embuscade.
On peut aussi voire dans la vidéo les quatre corps sans vie de la délégation des affaires pénitentiaires ainsi que le pickup blanc abord duquel, elle roulait.
Des sources officielles, la délégation provenait de Nkambe, Chef lieu du département de la Donga-Mantung, situé à 125 Km de Bamenda où elle venait de procéder à l’installation du nouveau responsable de la prison de cette localité.
La crise anglophone débutée depuis Septembre 2017 oppose les forces gouvernementales aux séparatistes armés et a déjà fait plus de 3500 morts selon les sources officielles.
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