Le péché caché paralyse
Ce dimanche 21 septembre 2025, à l’Église Évangélique SIM Goudrin de Ouagadougou, la prédication a pris des allures d’interpellation solennelle. En se basant sur Josué 7 :11-12, le Pasteur Bernard Moyenga a exhorté les fidèles à examiner leur vie et à ôter toute chose cachée qui pourrait être un obstacle à la bénédiction de Dieu et à la victoire de l’Église. Son thème, est une question directe adressée à chaque croyant : « Qu’as-tu caché à Dieu ? »
Le péché caché, une barrière à la victoire
Le prédicateur Moyenga, s’inspirant du récit d’Acan, dont la désobéissance avait entraîné la défaite d’Israël devant la petite ville d’Aï, a souligné la gravité d’un péché dissimulé. « Après la victoire retentissante de Jéricho, voilà qu’Israël est mis en déroute par une cité sans importance. À cause d’un seul homme, tout un peuple a perdu la bataille, non dans une stratégie militaire défaillante, mais dans le péché caché d’un seul homme, Acan. », a-t-il déclaré.
Son message est sans équivoque : un seul péché, soigneusement dissimulé, peut avoir des répercussions catastrophiques sur toute une communauté. « A cause du péché d’Acan, des soldats sont morts, des familles ont été endeuillées, et toute la marche en avant du peuple de Dieu a été stoppée net », a relevé le prédicateur.
Le pasteur Moyenga a rappelé que rien n’échappe au regard de Dieu : « Après avoir volé et caché ce qui appartenait à l’Éternel, Acan pensait que personne ne l’avait vu. Mais Dieu l’avait vu. »
Un avertissement pour l’Église d’aujourd’hui
Pour le Pasteur Moyenga, cette histoire biblique reste d’actualité. « Est-ce qu’Acan n’est pas au milieu de nous ? Est-ce qu’il n’y a pas dans nos familles, dans nos églises, des choses que nous cachons et qui bloquent l’exaucement de nos prières ? », a-t-il interrogé.
Il a insisté sur les conséquences collectives de nos actes individuels : « Il se peut que vous restiez ici à prier jusqu’au soir, et que Dieu ne réponde pas à cause du péché d’un seul. Votre faute peut être une barrière pour vos frères et sœurs. À cause de ton péché, l’église peut souffrir. »

L’exemple de David : un roi face à son secret
En parallèle au cas d’Acan, le prédicateur a évoqué l’exemple du roi David, qui avait caché son adultère avec Bath-Schéba et le meurtre d’Urie. « David, l’homme selon le cœur de Dieu, a lui aussi cru pouvoir cacher son péché. Il a manigancé, trompé et dissimulé. Comme David, nous pensons parfois que ce que nous faisons en cachette ne sera jamais révélé. Mais Dieu voit tout et finit toujours par mettre en lumière ce que nous avons voulu couvrir », a rappelé le pasteur.
Cependant, il a souligné que David, confronté au prophète Nathan, avait reconnu sa faute et demandé pardon : « David a reconnu sa faute et a demandé pardon. Dieu a pardonné, mais les conséquences malheureuses terrestres de son acte dans sa propre famille ont persisté. » Le salaire du péché, c’est la mort, parfois dans la chair, parfois dans l’esprit. Mais la grâce est : « le même Dieu qui révèle nos péchés est aussi celui qui pardonne et restaure, si nous nous humilions devant lui. »

Un appel à la sanctification et à la transparence
Dans un contexte marqué par l’insécurité et les défis de la société, le pasteur a insisté sur l’importance de la sincérité et de l’obéissance pour la marche de l’Église. « Ne soyez pas l’obstacle qui empêche votre famille, votre église ou même votre pays d’avancer. Ce que tu caches peut devenir une barrière pour toute une génération », a-t-il exhorté.
Il a conclu par un appel à la purification personnelle et collective : « Ce matin, Dieu nous interpelle : qu’as-tu caché dans ta vie ? Ne laisse pas ton péché devenir un obstacle contre toi, contre tes frères et sœurs et contre l’Église. Mais viens à Dieu avec un cœur sincère. Comme David, reconnais ta faute et reçois le pardon du Seigneur. »
Pour le Journal Chrétien,
Emmanuel LANKOANDE
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