Zelensky en Arabie, les Américains optimistes pour la rencontre avec les Ukrainiens
par Pesha Magid et Daphne Psaledakis
DJEDDAH, Arabie saoudite (Reuters) – Le président ukrainien Volodimir Zelensky est arrivé lundi en Arabie saoudite pour un entretien avec le prince héritier saoudien Mohamed ben Salman, à la veille d’une rencontre à Djeddah entre des délégations ukrainienne et américaine, dont les Etats-Unis attendent des progrès pour mettre fin à la guerre entre l’Ukraine et la Russie.
Dans sa volonté affichée de trouver une issue rapide au conflit, le président américain Donald Trump a bouleversé la politique étrangère des Etats-Unis depuis son retour à la Maison blanche en janvier. Son administration a engagé des contacts directs avec la Russie et a gelé l’aide militaire et le partage de renseignements avec l’Ukraine.
Ce virage radical s’est illustré par une vive altercation publique entre Donald Trump et Volodimir Zelensky le 28 février à la Maison blanche, qui a empêché la signature prévue d’un accord sur l’exploitation des ressources minérales ukrainiennes par les Etats-Unis.
Soucieuse de ne pas perdre complètement le soutien des Etats-Unis, l’Ukraine plaide pour des relations « pragmatiques » entre les deux pays.
La discussion prévue mardi sera la première rencontre officielle entre représentants américains et ukrainiens depuis la visite écourtée de Volodimir Zelensky à la Maison blanche et Steve Witkoff, émissaire spécial de Donald Trump pour le Proche-Orient, a dit nourrir de grands espoirs en prévision de cet échange.
« Je crois que nous nous y rendons en anticipant le fait que nous allons accomplir des progrès substantiels », a dit Steve Witkoff dans une interview à Fox News.
Prié de dire si Volodimir Zelensky pourrait revenir dès cette semaine aux Etats-Unis pour y signer l’accord sur les minerais, Steve Witkoff a répondu: « Je l’espère vraiment. Tous les signaux sont très très positifs. »
S’exprimant devant des journalistes durant son voyage vers Djeddah lundi, le secrétaire d’Etat américain, Marco Rubio, a fait écho à cet optimisme tout en soulignant que des détails restaient à régler sur cet accord.
WASHINGTON VEUT TESTER LA VOLONTÉ UKRAINIENNE
Mis sous pression par Donald Trump, Volodimir Zelensky a dit la semaine dernière vouloir « arranger les choses » avec Washington. Donald Trump a annoncé dimanche que la « pause » du partage de renseignements américains devrait prendre fin.
Le président ukrainien ne participera pas personnellement aux discussions prévues mardi à Djeddah. La délégation ukrainienne sera composée de son directeur de cabinet, de ses ministres des Affaires étrangères et de la Défense et d’un responsable militaire au sein de la présidence.
« De notre côté, nous sommes pleinement attachés à un dialogue constructif et nous espérons discuter et nous entendre sur les décisions et les initiatives nécessaires », a-t-il écrit sur le réseau X.
« Des propositions réalistes sont sur la table. L’essentiel est d’agir rapidement et efficacement. »
Côté américain, l’administration Trump entend se servir de la rencontre prévue mardi en Arabie saoudite pour déterminer si l’Ukraine est disposée à effectuer des concessions concrètes en vue de mettre fin au conflit avec la Russie, ont dit des responsables.
« Nous voulons voir si les Ukrainiens sont disposés non pas seulement à une paix, mais à une paix réaliste », a dit l’un d’eux.
Steve Witkoff a déclaré la semaine dernière qu’il espérait discuter d’un « cadre » en vue d’un potentiel cessez-le-feu et d’un accord de paix.
Volodimir Zelensky a proposé une trêve en mer et dans les airs, ainsi qu’un échange de prisonniers, ce qui permettrait à ses yeux d’évaluer la volonté russe de mettre fin à la guerre.
La Russie a rejeté l’hypothèse d’une trêve, également avancée par la France et la Grande-Bretagne, qu’elle perçoit comme une manoeuvre dilatoire destinée à faire gagner du temps à l’Ukraine.
L’Arabie saoudite est impliquée dans divers efforts de médiation depuis le début de l’invasion à grande échelle de l’Ukraine par la Russie en février 2022. Elle a notamment favorisé des échanges de prisonniers et accueilli le mois dernier la rencontre organisée entre Américains et Russes.
(Olena Harmash, Doina Chiacu, Yuliia Dysa, rédigé par Tom Balmforth, version française Zhifan Liu, Jean Terzian et Bertrand Boucey, édité par Sophie Louet)
Faites un don maintenant pour nous aider à poursuivre notre mission !
Les chrétiens protestants et évangéliques ont longtemps sous-estimé le pouvoir des médias. Les récentes polémiques concernant des reportages à charge contre les plus grandes églises évangéliques françaises posent la question des intentions des patrons des médias, de ces milliardaires qui ont surinvesti ce champ de bataille idéologique.
Ne perdons pas la bataille idéologique
Les achats de médias par des milliardaires ne sont pas toujours motivés par la rentabilité financière, mais plutôt par des intérêts idéologiques. Ils achètent les médias pour influencer l'opinion publique, mener des batailles culturelles et maintenir leur pouvoir économique et social.Les évangéliques pris pour cible
L’influence grandissante des évangéliques gêne certains patrons des médias qui, disons-le, sont engagés dans des loges ou des sectes pernicieuses. Très puissante aux États-Unis, où de nombreuses personnalités ont renoncé à l'occultisme et à la débauche pour se convertir à la foi évangélique, la percée de cette frange chrétienne de plus en plus présente en France fait trembler le monde des ténèbres.Faire contrepoids
A l'heure actuelle, les chaînes d’info font l’agenda, nourrissent les réseaux sociaux, orientent les débats publics. Le Journal Chrétien et sa chaîne Chrétiens TV veulent aller sur leur terrain en investissant la sphère politique et médiatique pour y proposer une autre hiérarchie de l’information. Il est question de mener la bataille culturelle pour faire contrepoids aux groupes de médias hostiles aux Evangéliques.A quoi serviront vos dons ?
Nous avons l’ambition de développer une plateforme de médias suffisamment compétitive. Vos dons nous permettront de créer des émissions chrétiennes de qualité, de réaliser plus d’investigation, de reportages et d’enquêtes de terrain, d'organiser des débats sur des sujets de société, et de recruter du personnel compétent.Il nous faudra également développer davantage notre présence sur le terrain, produire plus de reportages, investir dans du matériel.
Le Journal Chrétien est un média libre, indépendant, sans publicité, accessible à tous grâce à la fidélité et à la générosité de ses lecteurs.
Votre don (défiscalisable à 66%), petit ou grand, est plus qu’un geste. C’est un acte militant et chrétien !

