Un groupe de travail sur l’UNRWA sous la présidence de Catherine Colonna
NATIONS UNIES (Reuters) – L’Onu a annoncé lundi la création d’un groupe de travail sur le fonctionnement interne de son agence pour les réfugiés (UNRWA), visée par de graves accusations sur l’implication présumée de plusieurs de ses agents dans les attaques du Hamas du 7 octobre 2023 contre Israël.
Ce groupe sera placé sous l’autorité de l’ancienne ministre française des Affaires étrangères Catherine Colonna, précise l’Onu dans un communiqué.
Il travaillera en collaboration avec l’Institut Raoul Wallenberg des droits de l’homme et du droit humanitaire (Suède), l’Institut Chr. Michelsen (Norvège), et l’Institut danois des droits de l’homme.
Les travaux commenceront le 14 février. Le groupe remettra un rapport d’étape fin mars au secrétaire général de l’Onu, Antonio Guterres. Ses conclusions sont attendues fin avril et seront rendues publiques.
Les procédures de l’UNRWA seront notamment passées au crible pour s’assurer de sa « neutralité » et de sa gestion des risques en la matière, selon le communiqué.
Cet audit viendra en complément de l’enquête interne diligentée par le commissaire général de l’UNRWA, Philippe Lazzarini, après la révélation fin janvier d’informations israéliennes sur la participation présumée de 12 salariés de l’agence dans les attaques meurtrières du Hamas.
De nombreux pays donateurs ont décidé de suspendre leur financement à l’agence onusienne, dans l’attente de clarifications.
L’UNRWA, fondée en 1949 à la suite de la première guerre israélo-palestinienne, aide les réfugiés palestiniens en matière de santé, d’éducation, d’aide humanitaire dans la bande de Gaza, en Cisjordanie, en Jordanie, en Syrie et au Liban.
Son rôle est déterminant dans l’assistance aux populations de la bande de Gaza, sous le feu de l’armée israélienne depuis le 7 octobre dernier. L’agence emploie 13.000 personnes à Gaza.
(Reportage Michelle Nichols, version française Sophie Louet, édité par Blandine Hénault)
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