UE: Les 27 discuteront vendredi de mesures pour se passer du gaz russe
par Jan Strupczewski
BRUXELLES (Reuters) – Les chefs d’Etat et de gouvernement des 27 discuteront vendredi de la manière dont l’Union européenne pourrait se passer du gaz russe alors que le fournisseur Gazprom a réduit la semaine dernière les flux vers l’UE, ce qui, selon l’Allemagne, pourrait contraindre certaines industries à fermer cet hiver.
Le deuxième jour de sommet européen à Bruxelles devrait ainsi se concentrer sur l’impact économique de la guerre en Ukraine pour les 27, au lendemain de la décision de l’UE d’accorder au pays le statut de candidat à l’adhésion au bloc.
Selon un projet de déclaration consulté par Reuters, les 27 demanderont à l’exécutif européen de trouver des solutions pour l’approvisionnement énergétique face à l’utilisation par Moscou des importations de gaz « comme arme » et s’engageront à rester unis face aux défis posés par la guerre, alors que l’inflation dans les 19 pays partageant l’euro a atteint des niveaux record.
Dans leur déclaration, les dirigeants demanderont également à la Commission de chercher à garantir l’approvisionnement en énergie à des prix abordables, un dossier très complexe et qui divise les 27, certains pays estimant que les prix à l’importation pourraient perturber le marché et exacerber la situation.
Une dizaine de pays de l’UE, jusqu’à présent, ont connu des réductions de livraisons de gaz en provenance de Russie à la suite des sanctions occidentales après l’invasion russe de l’Ukraine, entraînant une course aux approvisionnements alternatifs dans l’ensemble du bloc.
« Ce n’est qu’une question de temps avant que les Russes ne mettent fin à toutes les livraisons de gaz », a déclaré un responsable européen avant les discussions de vendredi.
Le ministre allemand de l’Economie, Robert Habeck a dit dans un entretien au Spiegel publié vendredi que son pays se dirige vers une pénurie de gaz si l’approvisionnement russe reste à son faible niveau actuel.
(Avec la contribution de Philip Blenkinsop à Bruxelles, Miranda Murray à Berlin, Gianluca Semeraro à Milan ; version française Diana Mandiá, édité par Kate Entringer)
POURQUOI SOUTENIR LE JOURNAL CHRÉTIEN ?
Le Journal Chrétien est un média indépendant financé par des chrétiens comme vous, en accès libre, sans subventions ni publicité. La générosité de la communauté chrétienne garantit notre indépendance.
Aujourd’hui, une poignée de chrétiens rendent possible une information indépendante accessible gratuitement à des millions de personnes sur nos sites, nos applications et notre chaîne de télévision chrétienne.
Chaque article, chaque émission, chaque reportage, chaque enquête existe uniquement grâce à votre générosité. C’est ce qui nous permet de répondre à l’immense soif spirituelle de nos contemporains et ce, avec une exigence de qualité journalistique reconnue, et de donner la parole à ceux qu’on n’entend jamais ailleurs.
Mais aujourd’hui, nous arrivons à un moment décisif. Partout, les médias indépendants sont fragilisés, attaqués, précarisés. Pendant que quelques grandes fortunes verrouillent toujours davantage le paysage médiatique, les médias chrétiens et tous ceux qui refusent de se soumettre sont maintenus sous pression permanente.
Le Journal Chrétien et sa chaîne Chrétiens TV, diffusée sur le canal 246 de la Freebox, n’échappent pas à cette réalité. Oui, nos médias chrétiens pourraient disparaître si nous ne parvenons pas à toucher de nouveaux donateurs dans les prochains mois.
Au moment où les milliardaires étendent leur emprise sur l’information, nous pensons au contraire qu’il faut plus de travail de terrain, plus de reportages, plus d’enquêtes, plus de pluralisme, plus de médias chrétiens capables de résister aux pressions religieuses, politiques et économiques. C’est pour cela que nous lançons un appel à la communauté chrétienne.
La question est simple : voulons-nous laisser mourir les médias chrétiens et laisser la presse ainsi que la télévision aux mains des grands groupes privés ?



