Russie: 13 morts dans le crash d’un avion militaire sur un immeuble dans le sud, près de l’Ukraine
IEÏSK, Russie (Reuters) – Un avion militaire russe s’est écrasé lundi sur un immeuble résidentiel à Ieïsk, ville du sud-ouest de la Russie sur les bords de la mer d’Azov, non loin de la frontière ukrainienne, provoquant un gigantesque incendie et faisant au moins 13 morts, rapporte l’agence Interfax.
Selon les agences de presse russes, qui citent des responsables locaux, 19 personnes auraient également été blessées.
Des images diffusées sur les réseaux sociaux ont montré une boule de feu sortir d’un immeuble d’habitation de neuf étages, puis un gigantesque incendie ravager le bâtiment.
La chaîne d’information militaire Zvezda a diffusé une vidéo de l’avion, un bombardier tactique Soukhoï Su-34, plongeant vers l’immeuble après avoir apparemment subi deux explosions. Selon les agences russes, le réacteur de l’avion a pris feu et le pilote et le copilote ont pu s’éjecter avant l’impact.
Le gouverneur de la région de Krasnodar, Veniamine Kondratiev, a démenti que l’avion qui venait de décoller d’un aérodrome militaire, pour un vol d’entraînement selon le ministère de la Défense, transportait des armements.
« Si cela avait été le cas, il ne resterait que la moitié de l’immeuble’, a-t-il déclaré à la presse, selon l’agence RIA.
Selon le ministère russe de la Défense, cité par l’agence RIA, les pilotes de l’avion ont signalé qu’un moteur avait pris feu au décollage et que le kérosène s’était enflammé au moment où l’avion s’est écrasé sur l’immeuble.
Les autorités ont indiqué que 250 personnes, dont 40 enfants, avaient été évacuées. Le président Vladimir Poutine a demandé que tout soit fait pour aider les victimes, a fait savoir le Kremlin.
Une enquête criminelle a été ouverte pour « déterminer les circonstances et la cause du crash », a fait savoir le comité d’enquête russe dans un communiqué.
La ville de Ieïsk est très proche des régions de l’est de l’Ukraine contrôlées par l’armée russe.
(Rédaction de Reuters, rédigé par Mark Trevelyan ; version française Bertrand Boucey, Tangi Salaün et Myriam Rivet, édité par Nicolas Delame)
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